Inauguration de la piste cyclable du Pont de la République !

Le Pont de la république entièrement dédié aux modes de transport non polluants, vous en rêviez? L’AVB l’a fait!

L’AVB s’occupe de l’inauguration de la piste cyclable bidirectionnelle mardi 18 septembre à partir de 17h !

L’Association Vélo Besançon vous invite à emprunter cette nouvelle voie (en respectant le code de la route) et célébrer ce nouvel espace de convivialité mardi 18 septembre, à partir de 17h !

La ville de Besançon a commandé une étude au CEREMA pour améliorer la circulation à vélo sur le pont de la République. Actuellement, la situation est plus qu’insatisfaisante pour tous. La circulation des piétons y est perturbée par le passage de cyclistes sur le trottoir, où ils sont actuellement invités à circuler. Dans les faits, beaucoup de cyclistes se reportent sur les voies du tram, où le sentiment d’insécurité est fort, qui dissuade les cyclistes débutants et constitue un frein à l’essor du vélo.

Notre position est que le développement du vélo ne se fasse ni au détriment des piétons, ni à celui des transports en commun. Nous avons donc proposé, et ce dès 2014, la suppression de la voie de circulation automobile pour y créer une piste cyclable bidirectionnelle.

 

Ce serait un symbole fort pour Besançon de disposer d’un nouveau pont intégralement dédié aux modes de transport doux. La situation serait plus confortable pour les piétons, à qui le trottoir sera intégralement rendu, et pour celui les cyclistes, qui sont nombreux à emprunter le pont pour relier le centre-ville au tout proche quartier des Chaprais, l’un des plus densément peuplé de Besançon. Quant aux automobilistes, rappelons que le pont Schwint, situé à quelques centaines de mètres, est doté de 3 voies de circulations pour les voitures et que les quelques automobilistes qui viennent de l’avenue Droz créent des embouteillages lorsqu’ils attendent au feu pour tourner sur le pont. Cette solution permettrait donc d’améliorer la continuité cyclable et l’accessibilité de chacun.

Une belle occasion de célébrer la journée mondiale sans voiture à Besançon. Nous aurions aimé que Besançon organise une journée sans voiture à l’échelle de toute la ville afin de favoriser la prise de conscience collective et de faire goûter aux bisontins et bisontines le gain de qualité de vie que l’on obtient lorsque l’on coupe les moteurs. À défaut, nous nous chargeons d’organiser un espace sans voiture, à petite échelle et pour le temps d’une soirée.

 

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Rue de Dole : Lettre ouverte à la présidente du conseil général du Doubs.

   

 Madame Christine Bouquin
Présidente du Département du Doubs
7 avenue de la Gare d’Eau
25031 Besançon Cedex

Besançon, le 24 juillet 2018

Objet : Création d’une voie supplémentaire rue de Dole à Besançon.

 

Madame la Présidente,

Le Conseil municipal de Besançon du 23 mai 2018 a approuvé la création, pour 720 000 € TTC, de 600m de voie supplémentaire entre les échangeurs Flemming-CHRU et Franois D11. Le souhait de la mairie de Besançon est de faire financer ces travaux pour moitié par le département(1). Les signataires – Alternatiba Besançon, Les Amis de la Terre Bourgogne-Franche-Comté, l’Association Vélo Besançon, l’Association des Usagers des transports de l’Agglomération Bisontine, Vélocampus Besançon et le collectif Zéro Déchet Besançon – veulent faire savoir leur opposition à ce projet et prient le Département du Doubs de ne pas accéder à cette demande. Voici les raisons de notre opposition à ce projet, ainsi que nos contre-propositions.

1) Une mesure inefficace

Le premier argument avancé pour justifier la création d’une nouvelle voie est celui de la sécurité. Cet argument nous semble purement rhétorique, car qui oserait s’opposer à une mesure de sécurité ? En réalité, l’élargissement de la voirie risque surtout de favoriser la prise de vitesses. La congestion – évoquée dans le délibéré de la décision du conseil municipal comme un facteur accidentogène(1) – est en réalité source de ralentissement du trafic. Il nous parait paradoxal de vouloir réduire les risques d’accidents en favorisant des vitesses plus élevées.

Le second argument pour la création d’une voie supplémentaire rue de Dole est celui de la congestion aux heures de pointe. Pourtant, il est connu de longue date que l’augmentation de la capacité routière est inefficace pour réduire les embouteillages(2). Augmenter la capacité d’une route, c’est laisser courir l’augmentation du trafic, ce phénomène – très documenté – est celui de la demande induite de trafic(3). Après une augmentation de l’offre viaire, on observe souvent une augmentation de la vitesse moyenne des véhicules, laquelle réduit ensuite avec l’augmentation du trafic. On retrouve in fine le phénomène d’embouteillage quelques années plus tard, mais cette fois à plus grande échelle, la route étant plus large. Ce phénomène est si bien connu des planificateur.rice.s et des décideur.se.s publics qu’il est utilisé consciemment comme un outil de régulation du trafic(4). Les embouteillages sont utilisés comme un « péage temporel » ou les usager.ère.s payent de leur temps plutôt que de leur argent. Cette régulation par la congestion est donc socialement plus juste qu’un péage urbain; elle est aussi très efficace. En effet, un sondage réalisé en 2014 par l’Ifop pour l’Union des transports publics révèle que les difficultés à circuler sont le premier facteur qui convaincrait les automobilistes de prendre les transports en commun – loin devant le prix de l’essence(5).

Enfin, quand on sait que le taux moyen d’occupation des véhicules est de 1,2 personnes par automobile(6), la question d’une utilisation plus rationnelle de la voirie disponible apparaît comme une priorité sur l’augmentation du nombre de voies.

2) Une aberration environnementale

La création d’une nouvelle voie de circulation est contraire aux objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En effet, en ratifiant les accords de la COP21, la France s’est engagée à réduire ses émissions(7) de 40% d’ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone en 2050(8). Or le secteur des transports est le premier émetteur de CO2 en France(9) et le seul dont les émissions ont augmenté depuis 1990(10). La voiture individuelle représente le premier responsable des émissions de gaz à effet de serre liées au transport, avec plus de la moitié des émissions(9).

Réduire la place de la voiture particulière est une impérieuse nécessité – c’est d’ailleurs le premier des objectifs mentionnés dans le plan de déplacements urbains de Besançon(11) – car le renouvellement du parc automobile est inopérant pour répondre à l’enjeu vital qu’est le réchauffement climatique. Les voitures électriques émettent en effet autant de CO2 que les véhicules thermiques sur leur cycle de vie(12). Même en ignorant l’énergie grise consommée lors de la construction de ces véhicules, les gains d’efficacité énergétique à l’usage qu’ils permettent(13), seront vraisemblablement compensés par l’augmentation du volume global de déplacements automobiles, de la même façon que l’augmentation des émissions – évoquée précédemment – a eu lieu dans un contexte d’amélioration de la sobriété des véhicules(14). L’existence de ce phénomène, connu sous le nom de paradoxe de Jevons(15), est déjà établi(16). Le renouvellement du parc automobile nécessite en outre des métaux, dont l’exploitation est lourde de conséquences sociales(17,18), écologiques et géopolitiques(19) et demeure inopérant face à l’étalement urbain.

Car si l’augmentation de la capacité routière des sorties de ville produit en soi une imperméabilisation des sols, elle permet en outre l’accroissement continu des zones périurbaine(20), le développement de villages-dortoirs et de zones commerciales périphériques, lesquelles sont un moteur important de l’étalement urbain(21). Les crues du Doubs observées cet hiver(22) ainsi que les inondations parisiennes du mois de juin(23) devraient nous en faire prendre conscience : l’imperméabilisation des sols nous rend vulnérables aux phénomènes climatiques. L’urbanisme centré autour de l’automobile contribue donc au dérèglement climatique, en favorisant les émissions de gaz a effet de serre, mais détériore aussi la capacité de résilience de nos territoires face à des événements climatiques extrêmes(24). Mais l’urbanisme routier, c’est aussi un modèle d’architecture standardisé, de zone commerciale et de quartier monofonctionnels, cette « France moche » qui est en train de tuer le commerce de proximité(25).

3) Un coup porté au commerce de proximité

Besançon figure parmi les 222 villes retenues pour bénéficier du plan gouvernemental « Action cœur de ville »(26). Pourtant les zones commerciales continuent à y croître(27, 28, 29), alors qu’elles sont responsables de la désaffection des commerces de proximité(30), plus générateurs d’emplois(31) et plus conviviaux(32). Or, en favorisant un urbanisme routier, la ville de Besançon encourage l’étalement urbain, un développement incompatible avec le commerce traditionnel. Cet urbanisme périphérique centré sur l’automobile est très consommateur d’espace et dissuade le recours à la marche et au vélo, vers et entre les destinations. Ce faisant, ce type d’aménagement induit un usage quasi-exclusif de la voiture individuelle, ce qui a pour effet d’accroitre le besoin d’espace et de créer ainsi un cercle vicieux de dépendance à l’automobile. Par ailleurs, en levant l’obstacle que constitue la congestion des routes de sortie de ville, Besancon accroit l’attrait du périurbain. Or la population périurbaine, n’ayant pas accès à des services de proximité, est forcement motorisée, pour cela elle choisira toujours les grandes surfaces périphériques plus facilement accessibles en voiture(33).

4) Une incompatibilité avec le plan de déplacements urbains

Si le présent projet semble incompatible avec la volonté affichée au niveau national de redynamiser les centres-villes, il semble également incompatible avec les ambitions fixées au niveau local en matière d’urbanisme. En effet, le plan de déplacements urbains (PDU) prévoit d’écourter les distances, en favorisant une mixité des fonctions urbaines et l’accessibilité en modes actifs(11). Or le présent projet renforce l’aspect routier de la rue de Dole, épaississant cette coupure, cassant un peu plus l’urbanité du lieu. Le PDU prévoit également d’améliorer la desserte des pôles commerciaux, aux modes autres que la voiture individuelle(11), mais aucun aménagement cyclable ni, à notre connaissance, aucun cheminement piétonnier, ne sont prévus dans le projet actuel pour permettre l’accès à la ZAC de Chateaufarine et au pôle d’emplois que sont le technopole Témis Santé, la ZAC des Hauts de Chazal, le centre hospitalier régional, l’université de médecine et le CFA Chateaufarine.

5) Un environnement local dégradé

La voie supplémentaire de route départementale, sera créée dans un environnement urbain dense, entre un hôpital et le quartier résidentiel de Planoise. La gène sonore générée par le trafic rue de Dole et la dégradation de l’environnement sonore à Planoise par les bruits de la circulation ont déjà été documentés.(34)

L’augmentation du trafic va aussi entraîner une augmentation des émissions de particules fines, lesquelles sont responsables de 9% des décès en France, ce qui en fait le troisième facteur de mortalité, derrière le tabac et quasiment à égalité avec l’alcool(35). N’est-il pas ironique alors de déployer une route à 5 voies à 150m du pôle coeur-poumon de l’hôpital Minjoz?

De plus, au mois de mai dernier, la commission européenne a décidé de saisir la cour de justice contre la France pour ne pas avoir mis en place des mesures pour lutter contre la pollution de l’air depuis dix ans(36). La France s’expose à une sanction d’au moins 11 millions d’euros et des astreintes journalières d’au moins 240 000 euros jusqu’à ce que les normes de qualité de l’air soient respectées. En augmentant son offre viaire, Besançon ne semble malheureusement pas s’engager dans une démarche à même de répondre à cette exigence de santé publique.

6) Une dépense publique majeure sans concertation

Seul un article, assez succinct dans l’Est Républicain a averti les bisontin.e.s de ce chantier majeur(37). L’article reprend d’ailleurs l’argumentaire de la mairie en faisant l’économie d’un contre-point critique. Deux jours plus tard, la dépense de 720 000 € est validée à l’unanimité et sans aucune concertation lors du conseil municipal(38). Aucune des association signataires, ni aucunes de celles avec qui nous avons été en contact, pas plus que le conseil consultatif d’habitants de Planoise, n’a été consulté sur ce sujet. Actuellement, aucune information détaillée sur ce projet n’a pu être trouvée sur internet. Nous déplorons qu’une dépense d’argent public de cette ampleur puisse se faire en l’absence de débat citoyen et d’un minimum d’information du public, a fortiori lorsque l’objet de la dépense est contraire à des objectifs politiques nationaux et locaux.

7) Nos propositions pour désengorger et sécuriser ce tronçon

Voici quelques contre-propositions que nous vous soumettons afin de répondre aux problématiques de mobilité dans ce secteur.

– Réduction des vitesses pour la fluidification du trafic et la réduction des risques.

En réduisant la vitesse maximum autorisée sur la rue de Dole à 50km/h, jusqu’à l’échangeur RD11, on adresserait le problème de la sécurité, puisqu’en réduisant la vitesse on améliore le champs visuel, on réduit le stress et la fatigue, on améliore les possibilités de manœuvrer à temps et on diminue la violence d’une éventuelle collision(39). Par ailleurs, si la sécurité est une problématique majeure sur le tronçon concerné dans le sens Besançon-Dole, on peut légitimement se demander pourquoi il n’y a pas de radar automatique dans cette direction(40). Nous préconisons donc la mise en place d’un radar dans les deux sens pour rendre effective cette mesure.

Le passage de 70km/h à 50km/h permettrait en outre de réduire les distances de sécurité de 39m à 28m(41). Ce qui réduirait l’emprise au sol des véhicules de 142.6m2 à 104.1m2 ( [longueur d’un véhicule standard 1.75m + distance de sécurité] x largeur de la voie à cet endroit) soit une augmentation de la capacité de la route de 37%. Cette mesure permettrait aussi un trafic plus régulier, plus fluide, où la turbulence du flux automobile serait réduite(42,43,44), améliorant ainsi les temps de trajet en heure de pointe. Hors congestion, ce ralentissement de 20km/h représenterait moins de 11s de temps de trajet supplémentaire sur un tronçon de 500m. Enfin la réduction des vitesses permettrait de réduire les problèmes de bruit évoqués plus haut(34).

– L’abandon du projet d’élargissement de la RN57 pour limiter l’augmentation locale du trafic routier.

Il est à craindre que la synergie de ces deux projets routiers induise une forte hausse du trafic. Dans le projet de mise à 2×2 voies de la RN57, toutes les problématiques sociales et environnementales évoquées plus haut dans l’argumentaire contre l’élargissement de la rue de Dole se trouvent magnifiées. Ce projet constitue en outre un gaspillage considérable d’argent public (80 000 000 à 120 000 000 €)(45) dans un contexte de difficultés budgétaires pour les collectivités locales(46).

– la percée de la coupure urbaine que constitue la rue de Dole.

Il n’existe en effet aucun franchissement piétonnier entre l’échangeur de la RD11 et la rue François Villon, à environ 900m à l’ouest. Les trottoirs de ces deux franchissements sont par ailleurs étroits, ne répondent pas aux normes d’accessibilité et ne sont pas sécurisants au vu du trafic routier intense et rapide. Un seul franchissement – au niveau de la rue de Savoie – permet de traverser la rue de Dole sur le tronçon de 500m concerné par le présent projet. Par ailleurs, aucun aménagement ne permet de longer sereinement ce tronçon de la rue à pied et aucune interface urbaine n’existe avec les bâtiments le long de la route. En augmentant considérablement les distances sur les trajets locaux, les coupures urbaines comme celle-ci dissuadent le recours à la marche. Dissuasion qui est renforcée par l’aspect routier stressant et inconfortable de la voirie. Lorsqu’il devient plus facile, plus rapide et plus sûr de contourner la ville en voiture que de traverser la rue à pied, on encourage fortement l’utilisation de l’automobile, ces trajet automobiles supplémentaires contribuant à saturer la voirie(47).

Si l’absence de cheminement piétons est un frein à l’usage des modes doux, elle l’est aussi pour les transports en commun qu’il faut pouvoir rejoindre à pied. L’infrastructure du tramway serait ainsi valorisée par de meilleurs accès piétonniers et cyclables(3).

– La création d’un aménagement cyclable continu et protégé sur toute la rue de Dole

C’est une demande récurrente de l’Association Vélo Besançon, car cette rue est un axe structurant de la ville. Cette demande a été corroborée par les résultats de l’enquête « baromètre des villes cyclables » dans laquelle la rue de Dole est la quatrième rue la plus mentionnée comme point noir de la ville par les cyclistes bisontin.e.s (après les boulevards Kennedy, Churchill et Blum). En effet, la configuration actuelle de cette rue est malheureusement dangereuse pour les cyclistes(48).


Carte des « points noirs » signalés dans l’enquête « Baromètre des villes cyclables ». La rue de Dole et l’accès au CHU y sont souvent mentionnés.

Une piste cyclable sécuriserait et favoriserait l’usage du vélo dans les déplacements domicile-travail, notamment pour les employé.e.s et étudiant.e.s de l’hôpital Minjoz, premier employeur de la ville. Rappelons que l’hôpital se trouve à moins de 4km du centre ville (en distance effective) sur un itinéraire essentiellement plat, soit environ 16 minutes à vélo.

– La mise en place de l’indemnité kilométrique vélo pour les employé.e.s de l’hôpital Minjoz.

Si cette mesure n’est aujourd’hui applicable qu’aux salarié.e.s du secteur privé, nous espérons sa généralisation au secteur public dans un future proche. Ce serait alors une opportunité à saisir qui favoriserait l’usage de la bicyclette pour se rendre à l’hôpital(49).

– Une politique plus restrictive quant à la construction de logements neufs en milieu périurbain.

Celle-ci serait à même de stopper la pression routière croissante qui s’exerce sur le réseau routier existant.

– Une meilleur valorisation des infrastructures existantes de transport en commun.

Une augmentation de la fréquence et de l’amplitude horaire du passage des tramways, en particulier pour permettre aux salariés de l’hôpital travaillant en horaires décalés de se déplacer en transport en commun. Par ailleurs, la gare de Franois n’est plus desservie par la ligne TER Besançon-Dijon depuis décembre 2017(50). Le train est une opportunité de transports peu polluante, qui offre en outre une solution de mobilité à des personnes n’ayant pas la possibilité de conduire. Si désengorger la RD11 et son accès est une préoccupation, pourquoi alors se priver des infrastructures existantes que sont le rail et la gare de Franois? La desserte des gares ferroviaires de Saint-Vit et Franois devrait au contraire être améliorée et l’usage du train d’avantage mis en valeur, de même que les futures liaisons Ginko péri-urbaines qui reliront le Plateau et St Vit au pôle d’ échanges de Micropolis.

– Une communication en faveur du covoiturage et du renoncement à certains trajets.

Une organisation repensée à un niveau individuel et/ou social permettrait de rationaliser certains déplacements, par exemple en partageant sa voiture. Dans ce cadre agir sur les déplacements professionnels et mettre en place des plans de mobilité conformément aux actions 32 et 33 du PDU est nécessaire. De même, de nombreux trajets peuvent être évités (non-retour au domicile à la pause déjeuner, télétravail, groupements des achats, des démarches, des visites…). Or en dépensant de grosses sommes d’argent public pour garantir le confort des trajets en voitures, on supprime les incitations à cette démarche de rationalisation.

Dans l’attente d’une réponse, veuillez recevoir, Madame la présidente, l’expression de nos salutations distinguées.

Références:

(1) www.besancon.fr/gallery_files/site_1/346/348/364/8812/73059/a180524.pdf

(2) https://www.nytimes.com/2018/04/25/opinion/cars-ruining-cities.html

(3) www.vtpi.org/gentraf.pdf

(4) https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&ved=0ahUKEwjBy9DbpdPbAhXBOBQKHQLqC-EQFghVMAQ&url=https%3A%2F%2Fhalshs.archives-ouvertes.fr%2Fhalshs-01480663%2Fdocument&usg=AOvVaw0AU39T0rzs16ba3tmB46Xx

(5) https://fr.slideshare.net/FlorenceGuernalec/utp-4eobservatoiredelamobilite

(6) https://www.lesechos.fr/30/06/2016/lesechos.fr/0211083993971_la-voiture-en-ville–une-espece-en-voie-de-disparition–.htm

(7) https://www.rts.ch/info/monde/7096482-moins-40-de-gaz-a-effet-de-serre-d-ici-2030-l-objectif-de-l-ue-pour-la-cop21.html

(8) https://www.alternatives-economiques.fr/sommet-climat-apres-paroles-actes/00082404

(9) https://www.alternatives-economiques.fr/transports-coeur-scenarios/00081573

(10) https://www.alternatives-economiques.fr/transition-energetique-2018-annee-decisive/00082964

(11)www.besancon.fr/gallery_files/site_1/1071/59651/62065/01_resume_non_technique_2015_light.pdf

(12) http://www.nouvelobs.com/videos/vvzrux.DGT/une-voiture-electrique-pollue-presque-autant-qu-un-diesel.html

(13) https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/voiture-electrique

(14) http://www.lefigaro.fr/conso/2018/02/12/20010-20180212ARTFIG00151-automobile-premiere-hausse-des-emissions-de-co2-en-france-depuis-1995.php

(15) http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Paradoxe%20de%20Jevons/fr-fr/

(16) https://www.alternatives-economiques.fr/transports-leffet-rebond/00063136

(17) https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/09/the-dark-side-of-electric-cars-exploitative-labor-practices/

(18) https://www.capital.fr/economie-politique/dans-ces-mines-naissent-vos-smartphones-1149846

(19) https://www.franceculture.fr/sciences/les-terres-rares-en-cartes-et-dans-la-presse-un-marche-strategique

(20) http://transports.blog.lemonde.fr/2014/03/18/municipales-le-top-10-des-pires-projets-pour-les-transports/

(21) https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-179675-letalement-urbain-un-lourd-heritage-pour-les-generations-futures-2156546.php

(22) https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2018/01/23/besancon-la-crue-du-doubs-en-video

(23) https://www.ouest-france.fr/meteo/direct-orages-et-inondations-en-ille-et-vilaine-une-route-effondree-pres-de-vitre-5817430

(24) https://www.gouvernement.fr/indicateur-artificialisation-sols

(25) https://www.nouvelobs.com/politique-economique/20170410.OBS7833/10-constats-qui-montrent-l-urgence-de-mettre-fin-a-la-france-moche.html

(26) https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/carte-222-communes-vont-beneficier-d-une-aide-de-l-etat-pour-redynamiser-leurs-centres-villes-1522161801

(27) https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2018/04/01/la-zone-de-valentin-va-s-etendre-a-l-ouest

(28) http://www.besancon.fr/index.php?p=1129&art_id=3855

(29) http://www.macommune.info/article/retail-park-de-chalezeule-une-ouverture-prochaine-et-de-nouvelles-enseignes-a-venir-182443

(30) https://www.challenges.fr/entreprise/pourquoi-il-y-a-trop-de-centres-commerciaux-en-france_40420

(31) http://controverses.mines-paristech.fr/public/promo12/promo12_G6/www.controverses-minesparistech-6.fr/indexf635.html?page_id=91

(32) https://www.lsa-conso.fr/les-francais-aiment-leurs-commerces-de-proximite,133752

(33) http://transports.blog.lemonde.fr/2016/10/23/crise-urbaine-deplacements/

(34) https://core.ac.uk/download/pdf/54034414.pdf

(35) http://www.lepoint.fr/sante/apres-le-tabac-et-l-alcool-la-pollution-est-responsable-de-9-des-deces-en-france-21-06-2016-2048347_40.php

(36)http://www.leparisien.fr/environnement/pollution-la-commission-europeenne-assigne-la-france-devant-la-cour-de-justice-17-05-2018-7721139.php

(37) https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2018/05/23/besancon-une-voie-supplementaire-rue-de-dole

(38) http://www.videliostreaming.com/Besancon/ville-de-besancon/2018-05-23_17h/#

(39) http://www.securite-routiere.gouv.fr/conseils-pour-une-route-plus-sure/conseils-pratiques/ma-conduite/vitesse

(40) http://www.macommune.info/article/nouveau-radar-rue-de-dole-a-besancon-non-il-ne-flashe-pas-dans-les-deux-sens-178802?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A%20macommune%2Fessentiel%20%28L%27essentiel%20de%20l%27information%20-%20macommune.info%29

(41) https://fr.wikipedia.org/wiki/Distance_de_s%C3%A9curit%C3%A9_en_France

(42) http://plus.lapresse.ca/screens/7a24a620-c034-4509-9dc6-ee08d87e9440__7C___0.html

(43) http://www.aprr.fr/fr/actualites/rouler-vert-rouler-moins-vite-pour-gagner-du-temps

(44) http://www.slate.fr/story/45397/voiture-vitesse-embouteillage-harmonisation

(45)https://www.micropolis.fr/sites/default/files/public/manifestation/presse/dossier_detaille_cle1a38e6-1.pdf

(46) https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-172645-le-gouvernement-macron-acte-labandon-des-collectivites-locales-2106759.php

(47) http://www.villes-cyclables.org/modules/kameleon/upload/les_coupures_urbaines_f_heran_31_mars_2015.pdf

(48) https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2017/11/10/appel-a-temoins-suite-a-un-accident-rue-de-dole-a-besancon

(49) https://www.lecyclo.com/outils/l-indemnisation-kilometrique-a-velo.html

(50) https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/sncf-ter-dijon-besancon-ne-s-arrete-plus-villers-pots-neuilly-dijon-franois-1382087.html

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Pôle Viotte : Allez-y à vélo!

L’AVB voit d’un œil favorable la démarche du projet pôle Viotte : des services publics recentrés sur le cœur de ville, dans un quartier dense, à proximité de la gare et des transports publics. La démarche urbanistique nous séduit. De plus, la mairie de Besançon fait un choix audacieux et intelligent en limitant à 320 le nombre de places de parking pour ce projet, qui prévoit d’accueillir 1100 employé.e.s, des services de l’État et du conseil régional. Pour que ces choix d’aménagement soient un succès, il est important de s’appuyer sur tous les transports alternatifs à la voiture, dont… le vélo, bien sûr!

Et le vélo justement, est très pertinent pour se rendre au travail au Pôle Viotte. D’une part, il  y a la nature des emplois qui vont y être créés : des emplois administratifs et de services tertiaires, qui n’imposent pas de transports de charges qui justifieraient l’usage d’une voiture. De plus quelques coups de pédales matin et soir sont à même de palier la sédentarité imposée par le travail de bureau. D’autre part, il y a la localisation du site : on est à distance cyclable d’à-peu-près tout! Selon notre analyse de ces données démographiques de 2000, 54% de la population de Besançon vit à 3km du nouvel écoquartier, soit ~12min à vélo. Mieux, 84% des bisontin.e.s vivent à 5km du pôle, soit ~20min à vélo, sans forcer. Enfin, la construction du secteur situé au nord de la gare (prévu dans une deuxième phase de travaux) comptera 237 places de stationnement vélo couvertes et sécurisés, ce qui permettra de laisser sereinement sa bicyclette au pied de l’immeuble et de la retrouver sèche à l’heure de rentrer chez soi.

Proportion de la population de la commune de Besançon, vivant dans un rayon de 3km et 5km du quartier Viotte.

Tout n’est pas rose cependant, le quartier de la gare Viotte – qui se veut « un haut lieu d’intermodalité » – a négligé la petite reine. Aujourd’hui, aucune infrastructure cyclable ne permet de rejoindre la gare, nous le déplorons. L’avenue du Maréchal Foch est dépourvue d’itinéraires vélo, malgré les récents travaux d’aménagement du tram et l’obligation légale de prévoir un accès cyclable lors de tels travaux. La voie cyclable de l’avenue de la Paix s’interrompt au niveau du Parc des Glacis. Côté Nord, la bande cyclable de la rue de Vesoul s’efface au niveau de la gare, et la rue Nicolas Bruand n’a d’aménagements ni pour les cyclistes, ni pour les piéton.ne.s! Par ailleurs, aucun franchissement cyclable de la voie ferrée n’existe au niveau de la gare.

Plan du quartier gare Viotte et des aménagements cyclable existants.

Le projet du pôle Viotte devrait apporter quelques améliorations, avec des cheminements mixtes (piétons/cyclistes) traversants les secteurs Nord et Sud. Une réfection de la rue Nicolas Bruand, plus que bienvenue, devrait avoir lieu d’ici quelques années. Par ailleurs, il est prévu que la piste bidirectionnelle de la rue de la paix soit prolongée et que la bande cyclable de la rue de Vesoul soit mise en continuité.

La rénovation et l’élargissement de la rue de la Viotte aurait pu être une opportunité intéressante pour créer un accès cyclable à la gare. Cette rue aux trottoirs étroits et irréguliers, excluant les personnes à mobilité réduite, se devait d’être entièrement repensée et rénovée. Elle dispose actuellement d’un contre-sens cyclable protégé, mais celui-ci ne couvre qu’une portion de la rue, ce qui le rend inutilisable. Avec un élargissement de la rue de 4,9 m on aurait pu espérer une nette amélioration de la situation pour tous les usager.ère.s.

Prise de vue de la rue du balcon: L’espace dédier au stationnement privé est important et largement sous utilisé. Observez la proportion de l’espace réservé à l’automobile et celui laissé au piétons. Copyright : @2018 Google.

Seulement voilà, la mairie a décidé de sacrifier la continuité cyclable au profit du stationnement sur voirie! Dans le sens montant, la piste cyclable protégée se verra rétrogradée en bande cyclable, à la merci des coups de volants et du stationnement sauvage. Si la bande cyclable prévue dans le sens montant sera rallongée jusqu’à la gare, il n’est pas prévu de la prolonger à l’est jusqu’au bout de la rue, on réitère donc l’erreur de la piste discontinue actuelle. La mise en continuité de cette bande et la mise aux normes d’accessibilité des derniers 80m de la rue (entre la rue Jeanneney et la rue du Chasnot) sont reportées au calendes Grecques. Dans le sens descendant, aucune bande cyclable n’est prévue, le stationnement sur voirie ayant préempté l’espace.

Immeuble rue du Balcon : le stationnement des véhicules est assuré en dehors de la voie publique Copyright : @2018 Google

L’argument de la nécessité absolue de créer du stationnement « pour les riverains » avancé par la mairie, est presque risible. La rue Grosjean, qui lui est parallèle, est un véritable parking à ciel ouvert. D’ailleurs la rue de la Viotte compte assez peu de riverains, puisqu’il  n’y a pas d’immeubles côté Nord et que certains bâtiments côté sud n’ont pas d’habitants (radio Bip, hotel Florel). En réalité, la densification du quartier s’est surtout le fait des récents immeubles « balcons des Chaprais », rue de Garibaldi et rue du Balcon, et pour lesquelles le stationnement des véhicules est assuré en dehors de la voie publique (1 place de stationnement par tranche complète de 45 m² de surface de plancher sont prévues, a minima, pour les logements neufs sur leur propre parcelle cadastrale). Il suffit d’une promenade dans le quartier pour constater que l’espace dédié au stationnement privé est important et largement sous-utilisé. Pire, l’argument nous a été avancé que « les gens » avaient besoin de privatiser l’espace public avec leurs voitures parce qu’ils auraient « depuis longtemps transformé leur garage en garde-meubles ». On croit rêver!

Extrait du règlement écrit du plan local d’urbanisme.

En conclusion, Besançon a encore beaucoup de mal à donner une position centrale au vélo dans ses projets d’urbanisme et continue à ne voir la ville qu’à travers le pare-brise d’une voiture. Qu’à cela ne tienne : la révolution cyclable, nous la ferons nous-même, en dépit du manque d’ambition de nos élu.e.s, et trop lentement sans doute pour se prémunir d’un changement climatique catastrophique, mais nous la ferons tout même! En attendant, au Pôle Viotte, allez-y à vélo!

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Echangeur rue de Dole

Incroyable, hallucinant !! Comment exprimer notre incompréhension totale face au vote de l’équipe municipale lors du conseil municipal du 23 mai : à l’unanimité des suffrages exprimés, l’équipe municipale a voté la réalisation d’une voie supplémentaire rue de Dole au niveau de l’échangeur qui mène à la zone commerciale de Châteaufarine et à Franois par la RD11.

Ces travaux coûteront la modique somme de 720 000€ TTC aux contribuables.

A l’heure où la France souhaite s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique, à l’heure où la loi d’orientation des mobilités est en discussion, comment peut-on encore investir de telles sommes dans des travaux aussi inutiles ? Comment des personnes censées peuvent-elles encore prendre de telles décisions ?

Le réchauffement climatique est là, il ne s’agit pas de dire on verra demain, chacun doit participer à sa manière, et ce n’est clairement pas en dépensant des sommes toujours plus importantes pour favoriser l’usage de la voiture que nous allons aller dans la bonne direction.

Au-delà des questions climatiques et environnementales, il est désormais reconnu par tous les urbanistes que la construction de nouvelles autoroutes ou l’augmentation du nombre de voies de circulation dédiées aux voitures ne résout pas le problème des bouchons, AU CONTRAIRE ! Ce phénomène étudié dès 1930 s’appelle la demande de trafic induite. Les premiers mois, évidemment, la circulation peut être meilleure localement, mais le problème peut aussi se déplacer. Et dans tous les cas, rapidement de nouvelles voitures se présentent et le problème se renouvelle et ceci indéfiniment. A tel point qu’aux États-Unis certaines autoroutes ont 26 voies ! A quel moment dit-on stop ? Et à Besançon pourquoi pas 3, 4, 5 voies de chaque côté ? Qui fixe la limite ? Va-t-on réinvestir 700 000€ dans 10ans parce qu’il y aura de nouveau des bouchons ?

Quelques jours avant la décision du conseil municipal de Besançon, un article du New-York Times traitait de cette problématique et se réjouissait que des villes comme Los Angeles prennent enfin conscience du problème de l’automobile.

http://carfree.fr/index.php/2018/05/18/les-voitures-sont-en-train-de-ruiner-nos-villes/#more-39625

Mais alors, que fait Besançon ? Nos élus municipaux conservent ils une mentalité digne des années 70-80 où la voiture toute puissante envahissait chaque mètre carré des villes ?

D’un autre point de vue, interrogeons-nous sur l’impact du doublement de cette voie d’insertion.

Imaginons que la circulation devienne plus fluide. Nous serons alors plus nombreux à aller faire nos courses à Châteaufarine. Et que deviendront  les commerces du centre-ville ? La création d’emplois lors de la création de zone commerciale est souvent mise en avant, mais en réalité elle entraîne la disparition des commerces de proximité dans les centre-villes et donc des emplois liés.

Et puis, en toute honnêteté que préférez-vous, le calme des rues piétonnes, ou le bruit permanent des moteurs des véhicules environnants ? Préférez-vous la vision d’une colline verte et boisée comme Chaudane ou un gigantesque parking recouvert de goudron et de voitures comme dans les centre-commerciaux qui se développent partout en France autour des villes?

Les gens qui ne connaissent pas le centre-ville de Besançon pensent que la ville est laide. Vous savez pourquoi ? Grâce aux  3 grandes zones commerciales qui encerclent la ville !!

Mais alors que faire face à ses insupportables bouchons ?

La solution est connue : il faut changer nos habitudes et accepter de quitter le cocon protecteur de la voiture. Il faut encore développer les transports en commun et les transports alternatifs comme le vélo. Les 720 000€ pourraient permettre de réaliser une nouvelle voie réservée au bus rue de Dole, développer les infrastructures cyclables à Besançon,  mettre en place des panonceaux permettant aux cyclistes de mieux se repérer…

J’entends déjà les mauvaises langues élever la voix en mettant en avant qu’on ne ramène pas un canapé tout neuf dans un bus. Mais nous n’inventons rien, les solutions sont déjà en place et fonctionnent dans de nombreuses villes dans le monde, la France est en retard ! Avec une vraie volonté politique, des alternatives à la voiture individuelle peuvent se mettre en place rapidement et permettre d’améliorer notre cadre vie tout en réduisant notre impact sur l’environnement.

Tout d’abord une grande partie des achats ne nécessitent pas forcément de voiture et peuvent être réalisés en bus ou à vélo. Pour les achats moyennement volumineux il est possible de faire appel à des coursiers en vélo-cargo, enfin pour les plus gros achats, au lieu que chacun ramène le meuble qu’il vient d’acheter, il est possible d’être livré par une camionnette qui mutualise les livraisons dont une partie des frais pourraient justement être pris en charge par la ville.

En réduisant l’utilisation de la voiture individuelle, les économies à réaliser sont gigantesques : coûts des infrastructures, coûts des soins liés à la pollution de l’air et aux accidents, nettoyage des façades…

Mais au fait, peut-être s’agit-il d’une simple mesure de sécurité?  Si c’était le cas, une réduction de la vitesse à 50 km/h sur la portion de la route de Dole comprise entre la RN57 et l’échangeur apporterait un gain en sécurité nettement plus important que l’agrandissement de l’échangeur et la proposition qui consisterait à réserver une voie aux bus va également dans ce sens.

Par conséquent, l’Association Vélo Besançon s’oppose fermement au doublement de la voie d’insertion de l’échangeur de Châteaufarine et souhaite que le projet soit annulé au profit du développement de solutions alternatives à la voiture individuelle.

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Vélocampus et l’AVB participeront aux mouvements du 1er et 5 Mai pour désavouer la politique du gouvernement.

 

 

 

 

Nous, les associations Vélocampus et Association Vélo Besançon (AVB), militons chacune à notre façon, pour démocratiser le vélo comme un moyen de transport quotidien. Toutes deux sommes directement concernées par les politiques d’Emmanuel Macron et
de son gouvernement, parce qu’avec la fin des contrats aidés, c’est la vitalité du
secteur associatif dont nous faisons partie qui est menacée. Loin de compenser la fin de ces contrats aidés par des moyens pour créer des emplois pérennes dans l’économie sociale et solidaire, nous assistons à une paupérisation des collectivités
locales avec des baisses de dotations et la fin de la taxe d’habitation. Cela compromet
non seulement la pérennité de nos associations mais aussi – et surtout – les possibilités
de réalisation de notre objet social. Car dans des municipalités exsangues, on ne
pourra pas mener les grands chantiers nécessaires à la transition écologique, au développement du vélo et des transports publics.

Nous nous opposons aussi à la mise en concurrence du rail et souhaitons un
rééquilibrage des financements publics du routier vers le ferroviaire. Nous
considérons la mobilité comme un tout et soutenons qu’une société écologique, où la
place de la voiture individuelle serait considérablement réduite, est possible si nous
recourons aux bonnes politiques. Nous pensons que le train est le moyen de transport le
plus pertinent pour relier entre elles des villes à l’intérieur desquelles le vélo assurerait
l’essentiel des déplacements. Un service ferroviaire totalement public est un levier
indispensable pour sortir la société française de sa dépendance à la voiture individuelle.
Or, avec l’ouverture à la concurrence du transport de passagers, le train deviendra
anecdotique de la même façon que le transport ferré de marchandises s’est effondré
depuis son ouverture à la concurrence en 2006. À cette date, Fret SNCF transportait 41,2
Gt/km. En 2016, le trafic atteint péniblement 32,6 Gt/km, tous opérateurs confondus.
Cela représente 1 800 000 camions en plus sur les routes et ce trafic poids-lourds
important sert aujourd’hui de justification première à l’élargissement de la RN57 en
plein Besançon! Nul n’est besoin d’expliquer pourquoi un tel projet est catastrophique
pour notre but associatif : le développement du vélo à Besançon. Nous craignons aussi
pour le futur de la combinaison train et vélo. Pensez-vous que des sociétés privées
offriront le transport gratuit des vélos dans les trains? Les 1 er et 5 Mai, nous serons donc
aux côtés des cheminots.

Ensuite, nous nous insurgeons contre de nombreuses mesures anti-écologiques
scandaleuses qui sont passées en catimini, sans débats parlementaires et sans
concertations publiques. Comme le décret 2017-1845 du 29 décembre 2017 qui autorise
certaines préfectures – dont celle du Doubs – à déroger aux normes sur l’environnement,
l’aménagement du territoire et la politique de la ville. La loi Élan prévoit des
dérégulations dans le secteur de la construction et de l’aménagement. Tout cela n’est pas
sans rappeler le sinistre article 29 de la loi Macron de 2015 qui rend impossible la
démolition de constructions sans permis. On est face à un président qui souhaite
libéraliser l’économie, mais ne prend pas conscience de l’impact écologique et
urbanistique de ses mesures : bétonnage et étalement des villes. Or, cela nous
concerne au premier chef.

Enfin, ce qui nous concerne tous, qu’on soit écologiste ou pas, qu’on soit de droite ou de
gauche, qu’on soit à pied, à vélo ou en voiture, c’est le peu de cas que ce gouvernement
fait de la démocratie. Les réformes s’enchaînent sans passer par le parlement, la
réorganisation de la haute fonction publique aggrave l’hyper-centralisation du pouvoir, le droit de manifester est menacé, les dénis du droit à la presse se multiplient, l’état d’urgence est entré dans le droit commun en véritable violation de l’État de droit. Ce seul dernier point aurait mérité dès octobre une opposition sans compromis. On ne transige pas avec la démocratie, c’est précieux et c’est fragile!

Arrêtons donc ces réformes idéologiques et aveugles avant qu’un point de non-retour ne
soit atteint. Nous serons présents aux manifestations du 1 er et 5 Mai, et l’association Vélocampus sera symboliquement en grève le jeudi 3 mai. Les permanences d’auto-réparation ne seront donc pas assurées. L’atelier, en tant que lieu, sera mis à disposition de toute personne motivée à nous aider à préparer le 5 Mai, en peignant des banderoles ou en bricolant des vélos pour le cortège.

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Stationnement gênant

Stationnement gênant à Besançon

L’AVB lance une campagne de sensibilisation auprès de la ville concernant le stationnement gênant et cherche à la sensibiliser à l’ampleur du phénomène.

Nous visons plus particulièrement les cas de stationnements sur trottoirs, pistes, bandes cyclables, voies vertes, qui perturbent la libre circulation des modes de déplacement doux (piétons,  handicapés, poussettes, cyclistes).

A cette fin nous avons besoin du soutien de l’ensemble des piétons, cyclistes et autres utilisateurs de modes doux afin de transmettre à la ville les nombreux cas d’incivilité que nous rencontrons quotidiennement.

Ainsi, lorsque vous rencontrez un stationnement gênant, nous vous invitons si possible à prendre une photo du véhicule en cause en mettant en évidence son mauvais stationnement, puis à utiliser l’un des moyens suivants :

1. Le courrier papier: si vous pouvez, imprimez la photo, puis vous trouverez une proposition de courrier 20180411 Courrier stationnement genant

Adresse postale :

Mr FOUSSERET
2 rue Mégevand
25 000 Besançon

2. Le mail : vous pouvez utiliser le model de courrier 20180411 Courrier stationnement genant et l’envoyer à l’adresse mail suivante:

besancon@besancon.fr

Mettez en copie l’AVB afin que nous ayons une trace de vos réclamations.

asso@velobesancon.info

3. Les réseaux sociaux : dans ce cas, idéalement, prenez une photo du véhicule en cause et postez là sur les réseaux sociaux en ajoutant #GCUM et # Besançon

4.Vous pouvez également joindre la police par téléphone afin de leur signaler directement le stationnement gênant :

    • Police nationale : 03 81 21 11 22
    • Mairie, demander la police municipale: 03 81 61 50 50

Nous vous remercions par avance pour votre investissement qui permettra de faire progresser la cause des modes de déplacement doux !

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Baromètre des Villes Cyclables : Résultat d’une Étude Unique!

Principes et Objectifs d’un Baromètre Vélo.

La Fédération des Usagers de la Bicyclette (ou FUB pour les intimes), fédère au niveau national des associations de cyclistes comme l’AVB. Longtemps la FUB a décerné le très piquant prix du « clou rouillé », remis à la ville jugée la moins cyclable de France. À l’opposé une commune ayant fait des efforts notables pour promouvoir l’usage de la bicyclette se voyait décerner – consécration ultime – le « guidon d’or ». Ces prix étaient jusqu’alors décernés par un jury de la FUB sur la base de nominations par des associations locales. Ce faisant, ils reflétaient surtout l’opinion des militant.e.s actifs/actives du vélo.

Pour mieux évaluer les attentes des citoyen.ne.s, recueillir des données et dresser un palmarès plus impartial des communes où il fait bon pédaler, la FUB lance le baromètre des villes cyclables, en 2017, dans le cadre des Assises Nationales de la Mobilité. Et c’est un succès : avec plus de 113 000 réponses, l’enquête devient la deuxième plus grosse réalisée en Europe sur le vélo.  Elle a permis de noter 316 communes, qui ont toutes reçues un minimum de 50 réponses valides, selon des critères qui permettent une comparaison internationale. Tous les résultats sont consultables ici,

Échelle de notes et leur distribution.

Si le baromètre, de par son taux de participation, montre un appétit pour le vélo en ville, les résultats dévoilent en revanche une France peu cyclable. Avec une échelle de notes, inspirée des étiquettes-énergie allant de G à A+, 93% des villes n’obtiennent pas la moyenne. Si 11% des communes obtiennent un sinistre G, aucune en revanche n’obtient de A ou de A+. On félicitera tout de même 3 pionnières: Strasbourg, La Flèche et Sceaux, qui obtiennent un honorable B. Triste constat pour les grandes villes, elles sont si peu nombreuses à être bien notées que Bordeaux a pu se hisser sur le podium avec un D.

 

Podium des villes cyclables : Catégorie plus de 200 000 habitants.

 

Podium des villes cyclables : Catégorie 100 à 200 000 habitants.

Moment fort de la cérémonie de remise des prix aux congrès de la FUB: alors que Dijon s’apprête à monter sur la deuxième marche du podium, pour la catégorie des villes de 100 à 200 000 habitant (la même que Besançon), Catherine Hervieu, adjointe au maire  (EELV) de Dijon déclare: « Je suis particulièrement contente, parce qu’on vient de très très loin. En 2000, on avait eu le prix du clou rouillé!« . Sur ces mots, elle sort un clou de sa poche et le rend à Olivier Schneider, président de la FUB. Preuve qu’avec une ambition politique et des moyens à la hauteur de ses ambitions, on peut transformer sa ville. Les bons résultats de notre « rivale » bourguignonne sauront-ils susciter une saine émulation et provoquer un sursaut dans la politique cyclable de Besançon? Car côté bisontin, le tableau est plus contrasté…

Besançon : un Climat Cyclable Médiocre

 

Politiques cyclable à Besançon, des messages ambigus adressés aux cyclistes.

Si les efforts de la ville de Besançon pour multiplier le kilométrage d’itinéraires cyclable, ont été notés par tous, les répondant.e.s bisontin.e.s ont cependant jugé médiocre leur environnement cyclable. La ville écope d’un D, et échappe de justesse au E, avec une note globale de 3.16, la même que Paris!

Parmi les points fort on notera un bon maillage de vélocistes et d’ateliers participatifs. L’AVB félicite donc les professionnels du vélo et l’association amie Vélocampus, qui sont des éléments essentiels d’un véritable système vélo. On saluera aussi Vélocité, le système de vélo en libre service à Besançon, car les bisontin.e.s jugent qu’il est facile de louer un vélo. La municipalité doit aussi être remerciée pour les efforts qu’elle a faits pour instaurer des double-sens cyclables, effet sans doute de la généralisation du 20 km/h dans la boucle et le quartier Battant.

Détail des notes pour les 26 critères d’évaluation.

Trois enjeux de sécurité son jugés particulièrement sévèrement dans cette enquête: la sécurité des cyclistes perçus comme les plus vulnérables, la sécurité dans les intersections, et la sécurité sur les grands axes. En résumé, à Besançon, on pédale dans des environnements jugés menaçants, et on ne laisse pas sereinement ses enfants faire du vélo, un enjeu pourtant déterminant pour l’évolution à venir des habitudes de déplacement.

La sécurité sur les grand axes est d’ailleurs le point où Besançon se place le plus mal par rapport aux villes de sa catégorie. On ne s’en étonnera pas, le boulevard dit « des trois présidents » est un élément structurant de l’agglomération bisontine, et les cyclistes en sont exclu.e.s en raison d’un trafic automobile rapide et dense, et faute d’infrastructures adaptées. La rue de Belfort, avec son contre-sens cyclable incomplet et l’absence d’une bande cyclable continue dans le sens du trafic – notamment dans le bas très dense – n’est pas une partie de plaisir pour les cyclistes; pas plus d’ailleurs que la rue de Vesoul. Dans cette dernière la bande existante dans le sens de la montée, bien que récemment créée, présente de nombreux défauts, et s’interrompt avant le boulevard Léon Blum. l’AVB demande, de longue date, l’équipement cyclable de tous les grands axes et nous sommes contents que la présente enquête apporte de l’eau à nos moulins. Aussi espérons nous que ces données donneront un nouvel écho à nos demandes auprès des autorités locales.

Structure des répondants.

Fait intéressant 80% des répondant.e.s utilisent le vélo pour leur déplacements domicile-travail/école, 73% pour d’autres trajets utilitaires. Voilà qui contraste avec l’imaginaire du sport et des loisirs trop souvent associé au vélo et qui rend difficile la prise en compte sérieuse de la bicyclette comme un moyen de transport à part entière. Mais plus généralement, qui a répondu à Besançon? Une majorité de cyclistes avec une pratique quotidienne ou régulière, qui estiment avoir un bon niveau de pratique, une population jeune et plutôt masculine. Il semble évident que des progrès restent à faire pour toucher un public plus large et plus représentatif de l’ensemble des habitant.e.s de Besançon, pour recueillir l’avis des cyclistes occasionnel.le.s et des cyclistes potentiel.le.s pour mieux comprendre leurs freins à l’usage du vélo. Lors de la prochaine enquête de ce type, il sera donc important de diffuser le questionnaire et d’inclure le plus de monde possible. Ainsi, nous pourrons mieux déterminer les efforts à faire et les priorités pour l’action militante de l’AVB.

Pour l’AVB, quelles Leçons et quelles Priorités?

Le questionnaire proposait aux répondant.e.s de choisir leurs priorités pour améliorer les conditions de circulation à bicyclette. Ces préconisations sont un outil intéressant pour aider les municipalités et les associations à évaluer les attentes des cyclistes; les résultats sont sans appel : les cyclistes veulent avant tout un réseau cyclable complet et sans coupures. Ce résultat est vrai dans toute la France (79%) et particulièrement à Besançon (83%). La fréquence de ce choix augmente d’ailleurs avec l’âge des répondant.e.s et décroît légèrement avec leur niveau de maîtrise et la fréquence de leurs usages du vélo. La seconde préconisation porte sur des itinéraires directs et rapides. Ces deux aspects sont d’ailleurs intimement liés. À Besançon où les grand axes sont impraticables à vélo, comme nous l’avons déjà évoqué, ils constituent de véritables coupures du réseau qui imposent des itinéraires de contournement, ceux ci sont rendus d’autant plus pénibles qu’ils induisent souvent des dénivelés supplémentaires. La qualité du réseau cyclable confirme son statut primordial pour les cyclistes et cet enjeu s’impose donc comme prioritaire pour l’AVB.

En plus de ses demandes pour compléter le réseau, notre association s’engage aussi pour que l’on supprime les coupures du réseau existant. Si la mairie de Besançon aime communiquer sur le kilométrage des voies cyclables, cette mesure comptable ne préjuge pas de la qualité des aménagements ni de leur continuité. Or, il est crucial que les cyclistes ne sois pas livré.e.s à elles-même/eux-même entre deux tronçons aménagés. D’ailleurs la sécurité dans les intersections est, rappelons le, un sujet de préoccupation majeur pour les répondant.e.s bisontin.e.s. De nombreuses discontinuités ont déjà été répertoriées et dénoncées par l’AVB lors de l’opération des 100 courriers de Noël. Nous veillerons au suivi de ces demandes et une réunion avec la mairie est déjà prévue à cet effet, nous espérons un échange constructif, et nous soulignerons l’importance d’intersections sécurisantes.

Autre fait notable, au niveau national 80% des personnes interrogées estiment qu’à vélo il est important d’être séparé du trafic motorisé. Nous partageons ce point de vu et nous souhaitons que des pistes cyclables en site propre soient mises en place, notamment le long des axes structurant de la ville, pour former un véritable réseau cyclable à haut niveau de service, squelette d’un réseau de qualité. En revanche, l’association ne donne pas de satisfecit à la ville pour ses « pistes cyclables sur trottoir » – véritable contradiction en les termes – qui semblent malheureusement s’être constituées en lieu et place du trottoir (ici un courrier ou nous rappelons à la ville nos positions sur la question). Nous maintenons que le développement du vélo doit se faire en récupérant une partie de l’espace que l’automobile s’est accaparé, et non au détriment des piétons.

Les chantiers sont donc nombreux pour celles et ceux qui désirent une ville plus cyclable, moins bruyante, moins polluée et qui encourage la sociabilité. Mais le succès du baromètre vélo montre aussi que les cyclistes son nombreux.ses à avoir leur mot à dire sur les politiques de mobilité. Ensemble nous pouvons peser pour améliorer le climat cyclable de notre ville. Alors venez nombreux.ses grossir les rang de l’AVB, participez aux réunions publiques, faites connaître vos souhaits et vos projets pour une ville plus cyclable. À l’école, dans l’entreprise, au quotidien, faites entendre la voix des cyclistes autour de vous!

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Signez la pétition contre la suppression des places vélos dans les TGV Est

L’AVB vous invite à signer la pétition : « Mr Guillaume PEPY président de la SNCF: Non à la suppression des places vélos TGV Est »

Pour signer, cliquez sur ce lien

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Cher papa Noël…

père noël
2017 s’achève déjà ! Une année pour le moins généreuse, pendant laquelle a été consenti aux plus riches un gros chèque de dix milliards d’Euros et où les tronçons de RN57 s’apprécient à la hauteur de quarante millions le kilomètre. Constatant que l’air du temps était à la prodigalité, et qu’à côté de ça, même nos rêves les plus fous, c’était des clopinettes, l’Association Vélo Besançon s’est dit que pour les fêtes, elle comptait bien avoir sa part du gâteau. Nous avons donc écrit au père Noël !
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Inauguration de la saison des pics de pollution : retour en image

Nous étions 55 samedi par un temps bien hivernal pour inaugurer la saison propice aux pics de pollution, et réclamer à la municipalité des mesures efficaces et quotidiennes pour réduire le trafic automobile urbain, responsable de 50% des émissions de polluants : équipements cyclables dans toutes les rues, politique cyclable ambitieuse et renforcement des transports en commun.

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