Procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire de l’AVB du 22 juin 2022

Ordre du jour :

  • Rapports d’activités 2021 et 2022
  • Perspectives fin 2022- 2023
  • Rapport financier
  • Élection des membres du conseil d’administration

Rapport d’activités

Février : courrier à la Mairie pour la féliciter de l’aménagement réalisé rue Midol.

C’est un vieux projet qui avait été expérimenté en 2019. À la demande des riverain-e-s, fatigué-e-s de voir cette rue résidentielle servir d’itinéraire de transit pour éviter la place Leclerc, la rue Midol est passé à sens unique pour les automobiles. Un besoin de mise aux normes du trottoir et de réfection du revêtement de chaussée se faisait également sentir. Ces travaux ont été l’occasion de la création d’une piste cyclable très bienvenue sur cet axe structurant, dans un quartier où les aménagements cyclables sont rares.

Il s’agit d’une véritable piste cyclable, comme Besançon en compte très peu, protégée par une bordure en béton qui assure une séparation effective des modes et donne un vrai sentiment de sécurité. En section courante, c’est une véritable amélioration dans la qualité des aménagements que l’AVB a salué via un courrier envoyé à la Mairie.

Mars : réalisation d’une vidéo montrant le trajet Gare Viotte – Campus la Bouloie

Cette vidéo a permis un retour d’expérience de l’utilisation des aménagements cyclables de la rue Midol – avenue Léo Lagrange et avenue de l’observatoire :

13 mars : participation à la manifestation anti poids lourds sur la RN 83 à Samson.

Les militants de l’AVB ont participé à la manifestation organisée par l’association Bonne route, car on ne peut pas s’intéresser à la question des transports sans avoir une vision d’ensemble de la problématique.

De plus, la déviation des poids lourds sur l’autoroute concerne aussi Besançon, puisque la plupart d’entre eux, avant de traverser les petits villages du Jura, passent par la rocade bisontine, puis par la fameuse portion de RN 57 entre Micropolis et Beure.

Or, ce sujet est d’actualité car il est question de passer ce tronçon de RN 57 en 2 x 2 voies afin de fluidifier le trafic. L’AVB est bien sûr fermement opposée à ce projet.

Juin : Participation au reportage réalisé par France 3

A la sortie des confinements, France 3 a réalisé une série de reportage sur l’essor du vélotaf et les aménagements cyclables à la traîne dans Besançon.

Echange avec GBM et la Mairie sur les projets en cours

Liste non exhaustive :

– itinéraire de Besançon à Thise : 1ère section chemin du Rond Buisson

– itinéraire Viotte à Tilleroyes : section comprenant les rues Weiss et Trépillot (suite Midol)

– requalification de la rue des St. Martin

– itinéraire de Devecey à Chatillon le Duc (avis de l’AVB ici)

– itinéraire de Besançon à Avanne : section vers Port Douvot)

– aménagement cyclable de la rue de Dole. L’AVB défend un projet avec 2 unidirectionnelles

– rencontre avec la direction urbanisme planification et projets au sujet de l’aménagement de la place de Lattre de Tassigny.

Vélorution le 25 septembre

Vélorution co-organisée avec Alternatiba Besançon sur le thème du réaménagement urbain et la diminution de la place de la voiture en ville.

Invitation à participer au baromètre des villes cyclables édition 2021

L’AVB a largement relayé l’invitation à participer au baromètre des villes cyclables de la FUB. Les résultats ont été publiés mi-février 2022. Première constatation, pour notre ville, le nombre de participants augmente fortement d’année en année puisqu’il est passé de 670 en 2017 à 701 en 2019 et 880 en 2021, soit une augmentation de plus de 30% en 4 ans.

En revanche, nous relevons une grande stabilité du “climat vélo” puisqu’il navigue entre les classements D et E sur les 4 ans, confirmant le manque d’investissements cyclables de la ville durant ces 4 années.

Ci-dessous la fiche récapitulative du baromètre cyclable :

Rapport d’activités des 6 premiers mois de 2022

  • Un nouveau représentant de l’AVB à l’AF3V (plus d’informations ici)
  • Enquête auprès des adhérents au sujet du placement des arceaux vélo
  • Rassemblement devant le tribunal suite à notre recours contre les arrêts et stationnements sur trottoirs et voies cyclables (plus d’informations ici)
  • Invitation à signalez les anomalies à Proxim’cité (plus d’information ici)
  • Avis détaillé sur le nouvel aménagement du pont de la République (disponible ici)
  • Participation à l’enquête publique sur la mise à 2X2 voie de la RN57 entre Beure et Micropolis avec le collectif RN+5,7°
  • Avis détaillé sur la nouvelle liaison Micropolis – Châteaufarine (visible ici)
  • Difficultés dans la concertation avec GBM : aménagements évoqués mais non présentés (Ilot République, Route d’Epinal, Liaison cyclable Tallenay / Châtillon etc.), absence de retours sur nos remarques et propositions (zone Château Galland Tilleroyes, RD11 Franois / Chemaudin, RD218 Thise / Besançon Rond Buisson, Liaison Grandfontaine / Belle Etoile etc.), projets dont nous n’avons plus aucune nouvelle (rue de Dole, voie express vélos du boulevard nord, rue de Belfort, rue de la Casotte, projets de « rues aux écoles » etc.).

Perspectives fin 2022- 2023

  • Vélorution des enfants à l’inauguration du festival du Bitume et des Plumes en octobre.
  • Projection du film « Together we cycle » de Gertjan Hulster.
  • Action devant une école à l’heure de l’entrée d’école ?
  • Conférence sur le thème de « la rue aux enfants » avec un témoignage d’un technicien de Strasbourg ?

Le rapports d’activités et les perspectives pour les mois à venir ont été approuvés à l’unanimité.

Rapport financier

Aline Vieille a présenté le compte de résultats de l’année 2021, le bilan financier au 31/12/2021 :

L’assemblée générale a adopté le rapport financier à l’unanimité.

Election des membres du Conseil d’Administration

Estelle Colin, Thomas Henry, Aline Vieille, André Racine, Antoine Sion, Romain Pannetier, Fabrice Guyon et Anthony Lecomte ont été élu à l’unanimité.

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Nouvelle liaison Micropolis – Châteaufarine : l’avis détaillé d’un militant de l’AVB

L’itinéraire cyclable testé ce printemps est celui qui traverse le quartier de Planoise, de Micropolis jusqu’à la rue Clément Marot, à l’entrée de la zone commerciale de Châteaufarine. Selon le schéma directeur cyclable de 2019, en cours de révision, il s’agit de l’itinéraire n°121 Chateaufarine – Micropolis et du n°153 dénommé Planoise.

Sur un peu plus de 2 km, le parcours emprunte 3 courtes portions de voie en site propre, mais sur le plus grand linéaire, il s’agit d’une piste cyclable bidirectionnelle, parallèle et attenante aux rues Flandres-Dunkerque, Brabant et Piémont.

Le tronçon Flandres – Piémont a été aménagé en 2021 et livré aux cyclistes au début de cette année. En pratique, qu’est-ce que cela donne ?

Je l’ai testé à plusieurs reprises, dans les 2 sens, en venant de la rue de Dole pour me rendre à vélo vers la zone commerciale de Châteaufarine. Je vais donc décomposer ce nouveau parcours depuis le franchissement de la RN57, au droit de Micropolis, jusqu’au débouché sur la rue Clément Marot :

1- Tronçon Micropolis – Flandres-Dunkerque :
Une fois la RN 57 franchie au niveau du passage pour piétons de Micropolis, on s’engage à droite sur la voie modes doux (panneau C115 visible), dont l’accès est protégé par une chicane large. L’allée fait cependant juste un peu plus de 2 m de largeur.

Après une courte montée, on traverse un sous-bois. Le revêtement de l’allée est ici en sable stabilisé, choisi pour sa perméabilité. Ce sera la seule portion comme cela sur l’ensemble de l’itinéraire, le revêtement principal étant ailleurs un béton bitumineux.

On débouche ensuite sur l’extrémité de la rue de Flandres-Dunkerque, en franchissant assez facilement une nouvelle chicane.

Cela passe sans souci pour mon vélo équipé de 2 sacoches à l’arrière. Mais qu’en est-il pour un vélo avec remorque ou un vélo-cargo ? L’essai mériterait d’être fait.

Après les chicanes, il y a un panneau qui indique que l’on entre sur une voie verte, le même que celui croisé 100 m avant. Juste après ces barrières, je jette un petit regard en arrière et remarque la présence d’un panneau de sortie d’une voie modes doux, adossé au précédent. Pas très cohérent cela, mais y prête-t-on vraiment attention ? Il y a également des panneaux de jalonnement, visibles que d’un seul sens. Comme on le verra par la suite, ces panneaux sont peu nombreux et pas toujours bien positionnés.

Ce sera un point à améliorer, sachant que le Département Mobilités de GBM travaille actuellement sur un plan de jalonnement cyclable à l’échelle du territoire Grand Bisontin. Certainement du mieux à venir !

2- Rue de Flandres-Dunkerque :
Dans l’anse de retournement de l’extrémité de cette rue, les pictogrammes au sol nous montrent la direction à suivre (ici mieux que le jalonnement).
La voie modes doux est surélevée par rapport à la rue, le revêtement est neuf, le cadre environnant est verdoyant, c’est agréable !

On arrive très vite dans une séquence plus urbaine, en tous cas très minérale et beaucoup moins bucolique, mais il est vrai que l’on est en ville. Le terre-plein entre la piste cyclable et la rue aurait mérité un traitement végétal continu. A défaut, quelques arbres côté parking auraient pu ponctuer la rue d’un peu de verdure, en supprimant autant de places de stationnement.

Qui dit parking, dit entrée et sortie de voitures et franchissement de la piste cyclable. Ces accès étant des zones à risque pour les cyclistes, l’aménagement doit veiller à leur sécurité. Et bien ce qui a été réalisé au droit des accès des parkings longeant la piste cyclable est particulièrement réussi. Les accès sont identifiés par :

  • une trajectoire cyclable continue ;
  • la présence de pictogrammes cyclistes en rappel ;
  • un ajustement côté rue pour créer un sas d’entrée aux véhicules ;
  • un espace vert arboré de part et d’autre.

La sécurité des cyclistes est prise en compte en leur donnant clairement la priorité sur les automobilistes aux débouchés des parkings, par une signalisation horizontale et verticale pertinente et adaptée. Seuls les chevrons réservés au chaucidou sont peut-être superflus.

Le franchissement sécurisé des entrées de parking ne doit pas nous faire oublier de rester vigilant, car le régime de priorité du cycliste change lorsqu’il vient couper une bretelle de sortie ou d’entrée sur la rue de Dole : un panneau « céder le passage », doublé d’un « fin de piste cyclable » nous mettent en garde.
Sauf qu’à l’intersection ci-dessous, des bandes de peinture horizontales perpendiculaires à la trajectoire des voitures et la présence de pictogrammes « vélo » et de chevrons amènent de la confusion, au point de troubler un automobiliste qui s’est arrêté pour me laisser passer.

3- Rue de Picardie :
Après avoir franchi, sans aucune difficulté, le carrefour avec la rue de Picardie, on arrive sur celui de la bretelle venant de l’usine d’incinération.
Et là, il convient d’être très attentif, car certains véhicules débouchent un peu trop vite du passage inférieur et l’on craint qu’ils ne s’arrêtent pas, sachant que nous cyclistes sommes prioritaires. La situation est encore plus marquée dans l’autre sens (depuis Artois), car la végétation sur le côté gauche gêne la visibilité des véhicules arrivant au carrefour.

A mon avis, il serait vraiment indispensable que les voies cyclables soient revêtues partout d’un même matériau spécifique, apportant une continuité et une identité à tous les aménagements dédiés aux vélos, à l’instar de ce qui s’est fait aux Pays-Bas (revêtement de couleur brique : enrobé coloré, pavés). Dans le cas présent, sur le principe, cela serait très pertinent et améliorerait grandement la perception de la voie cyclable. Ce pourrait être, par exemple, un enrobé 0/6 silico-calcaire (gris clair), contrastant ainsi nettement avec l’enrobé noir de la chaussée (0/10 porphyre). Un enrobé grenaillé est également possible. Éventuellement une peinture verte, non glissante, pleine largeur au niveau de la traversée du carrefour.

Un peu plus loin, au droit de l’intersection avec la rue d’Artois, l’aménagement semble en attente.

4- Rue de Brabant :
Le long de cette rue, la voie cyclable bidirectionnelle coupe alternativement, et selon les principes déjà décrits, entrées/sorties de parkings et de bretelles d’accès à la rue de Dole.

5- Carrefour Luxembourg – Piémont :
Des travaux de déconstruction de l’immeuble du 5 rue de Piémont étant programmés (angle Luxembourg/Piémont), l’aménagement cyclable au droit du carrefour et sur les 100 premiers mètres de la rue de Piémont n’est pas finalisé.Il faudra donc attendre encore un peu pour avoir la continuité cyclable. Pour l’instant, il n’y a, pour les vélos, ni marquage, ni aménagement provisoires : la traversée cyclable du carrefour et la jonction vers l’aménagement cyclable de la rue de Piémont nécessitent prudence et vigilance.

6- Rue de Piémont :
La bidirectionnelle cyclable se poursuit rue de Piémont jusqu’au parvis du collège Voltaire,
avec un 1er tronçon, jusqu’à la station de carburants, très minéral.
Voilà un bel îlot de chaleur, qui aurait mérité la plantation de plusieurs arbres à la place de
voitures. Le choix a donc été fait en faveur de la bagnole.
Incompréhensible par le temps qui court !

Heureusement après cette station service, on arrive sur un tronçon arboré, qui sera dans
quelques années nettement plus agréable à emprunter.

7- Parvis du collège Voltaire :
A l’extrémité de la rue du Piémont, le tracé cyclable traverse la voie bus desservant les
Hauts du Chazal, pour aboutir sur le parvis du collège Voltaire.
Le franchissement de cette voie est certes plutôt lisible, mais le cycliste arrive en fait, sans
préavis, dans une zone de partage de l’espace avec les piétons, notamment les collégiens
se dirigeant vers la station des bus scolaires toute proche de la rue de Piémont.
La traversée du parvis du collège pour rejoindre à vélo la rue des Cerisiers pose la même
problématique de coactivités en période scolaire.

8- Secteur Voltaire – Cerisiers :
Une fois passé le parvis du collège, on quitte l’itinéraire cyclable bidirectionnelle de
Planoise, qui vient d’être aménagé, pour emprunter une allée modes doux existante,
légèrement remaniée, rejoignant la rue des Cerisiers.

Après cette allée d’une centaine de mètres de longueur, on arrive sur un parking que l’on
traverse de manière intuitive, puisqu’il n’y a aucun marquage cyclable informant comment
rejoindre la rue des Cerisiers. Un panneau de jalonnement, mal positionné dans le sens emprunté, nous laisse supposer de tourner à droite pour se diriger vers la zone commerciale de Chateaufarine, mais rien ne l’indique.

Ensuite il faut prendre un bout de la rue Francis Ponge, à gauche, puis grimper tout droit
le chemin des Grands Prés, 60 m en voie verte, pour déboucher sur la rue Clément Marot,
fin de notre parcours long d’à peine plus de 2 km.

9- Mon avis :
De la Bretelle de la Foire en rejoignant la rue de Flandres-Dunkerque et au-delà jusqu’à
Piémont, l’aménagement cyclable est continu, bien sécurisé (sauf au niveau du 5 Piémont,
mais l’explication a été donnée du fait du projet de démolition du bâtiment ex SaiemB).
Les sorties de parking sont bien identifiées, la priorité étant donnée aux cyclistes.

Par contre, les croisements avec les bretelles d’accès à la rue de Dole sont équivoques,
dans la mesure où, les cyclistes n’étant plus prioritaires, la signalisation horizontale prête à
confusion tant pour les voitures que pour les vélos.

Mes premières impressions sur cet aménagement cyclable sont donc globalement bonnes.
Bien sûr il y a plusieurs points perfectibles, qui méritent des améliorations, pour les
cyclistes mais également les piétons.

10- Améliorations potentielles :

10.1- Le jalonnement
Sur le parcours, j’ai relevé la présence de plusieurs panneaux de jalonnement, mais la
signalisation directionnelle est ponctuelle et très incomplète.

10.2- Les traversées piétonnes
2 d’entre elles ont été corrigées depuis notre signalement de mars dernier, notamment au
niveau du franchissement de la piste cyclable, car initialement inadaptées aux personnes à
mobilité réduite (PMR). Mais bizarrement la largeur de passage n’a pas été élargie au-delà de la piste cyclable en direction du parking. La chaîne de déplacement pour les PMR, pour laquelle la Commission Intercommunale d’Accessibilité est vigilante et exigeante, n’est donc pas respectée.

Enfin, celle située rue de Piémont, au droit du n°17, n’est pas conforme : côté immeuble,
une haie gêne la visibilité et le dé en béton de contrôle d’accès ne respecte pas les abaques
réglementaires.

10.3- Les plaques de regard
Certains tampons de regard de réseaux n’ont pas la cote ! Mal réglés, ils constituent une
gêne au passage des vélos.
C’est le genre de finition dans les travaux qui méritent plus d’attention de la part des
entreprises et des surveillants de chantier.

10.5- L’accompagnement végétal
Visiblement il y a une nette amélioration dans la végétalisation des aménagements
cyclables, et celui de Planoise en témoigne. Mais la marge de progression est encore grande, afin de réduire l’impact des îlots de chaleur, comme je l’ai décrit précédemment (cf également la photo ci-avant). Il est grand temps qu’élus, aménageurs et techniciens considèrent les parkings, ou autres espaces dédiés à la voiture, comme du foncier disponible, pour les transformer, par exemple, en bels aménagements cyclables, accompagnés de plantations arborées.

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Signalez les anomalies rencontrées lors de vos trajets à vélos à Proxim’cité !

Un nid-de-poule sur la chaussée où vous risquez de casser votre jante ou pire de tomber, une bordure trop haute pour rejoindre un aménagement cyclable, un feu tricolore qui ne passe au vert que s’il détecte une voiture, la liste pourrait être longue !

Je suis sûre qu’à la lecture de ces lignes cela vous évoque tout de suite des endroits familiers tant les cyclistes sont particulièrement confrontés à ce type de situations dans une ville qui, malgré quelques efforts, reste encore très largement pensée pour la voiture.

Nous vous invitons donc à signaler ces problèmes à Proxim’cité, un service mis en place par la Ville de Besançon qui garantit une réponse rapide. Vous pouvez le faire en appelant le 0 800 25 30 00 (Service et appel gratuits) on via ce formulaire. 

Voici un exemple concret : pendant les travaux d’aménagement des rues des Founottes et de l’Escale, alors fermées à la circulation automobile, il était impossible pour les cyclistes utilisant la piste cyclable longeant la voie des Montboucons de franchir en l’état le passage visible sur la photo, sans descendre de son vélo.
Suite à un signalement fait via Proxim’cité, l’entreprise chargée des travaux a aménagé le passage et une rampe provisoire en grave concassée, en attendant la pose des enrobés.

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Un pont doux sur le Doubs !

Nous, militants de l’Association Vélo Besançon, souhaitons célébrer en quelques lignes cet évènement tant attendu que constitue la mise en circulation douce du pont de la République.

Ça y est, après tant et tant d’années, de mobilisations, discussions, consultations, le bitume nous est donné ! Le pont compte à présent un double sens cyclable parfaitement isolé de la circulation automobile, et pour cause : elle a disparu! 


La création d’une voie cyclable sur le pont de la République est une attente forte des cyclistes bisontins depuis plusieurs années. En témoigne le nombre important de personnes qui avaient participé à la manifestation organisée par l’AVB en septembre 2018.

Voici cependant les bémols que nous avons identifiés:

  • L’angle serré que doivent emprunter les cyclistes qui arrivent de l’avenue Helvétie et qui souhaitent accéder à la nouvelle piste cyclable du pont. C’est particulièrement vrai lorsque l’on a une remorque derrière son vélo.
  • Le feu de circulation au bout du pont côté centre-ville, qui est placé trop en amont du carrefour.
  • Le manque de lisibilité pour le raccordement entre le pont et l’avenue Fontaine Argent.

Mais réjouissons-nous : les cyclistes ont gagné leur tranquillité, leur sécurité, leur fluidité et cette grande satisfaction de pédaler dans la douceur, en toute légitimité, sentiment peu familier aux cyclistes du quotidien. C’est maintenant un pont doux sur le Doubs, un pas, tout petit mais appréciable, dans la sens de l’histoire, transition écologique oblige.

Les automobiles doivent donc faire autrement, patienter, contourner, rallonger… C’est pénible et parfois rageant. Lors de suppressions de voies, les géographes notent que dans les premiers temps, la situation est tendue, le trafic reste dense et l’encombrement se fait sentir mais ils observent que rapidement, le trafic « s’évapore » pour reprendre leur terme, les trajets sont modifiés, les adaptations se font et souvent au bénéfice des transports en commun ou des modes doux. Pour l’instant, sur l’avenue Helvétie et le pont Schwint, l’encombrement est visible aux heures de pointe lorsque les camionnettes et camions de livraisons viennent livrer les commerces du centre. Mais n’est-ce pas là le prochain défi à relever pour la municipalité ? Rendre cyclable ce dernier kilomètre? Mettre en place une logistique nouvelle fondée sur la livraison à vélo des commerces du centre-ville ? D’autres villes l’ont fait ou sont en passe de le faire : organiser des hangars de livraisons à proximité et terminer le trajet avec des vélos porteurs de grande capacité.

Les idées ne manquent pas pour une ville plus apaisée, plus douce, dans laquelle la solution vélo serait simple et logique pour tous.

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Doublement de la RN57 : dites non à ce projet d’un autre temps!

L’enquête publique concernant la mise à 2×2 voies du « contournement » de Besançon dans la section comprise entre les boulevards de Besançon et Beure est en cours. Nous écrivons contournement entre guillemets car peut-on qualifier cette autoroute urbaine de contournement dans la mesure où elle coupe la ville en deux, faisant passer 6 voies de circulation sous les fenêtres des planoisiens?

Et ce n’est pas la maigre compensation que constituera la passerelle « mode doux », les murs anti-bruits (longs de 3,8 km et hauts par endroit de 4 m !), ainsi que les aménagements cyclables adjacents, qui feront passer la pilule ! Ne nous y trompons pas, ce projet n’a rien d’écologique. Il s’agit au contraire une fois de plus de dépenser des dizaines de millions d’euros pour l’automobile et les poids lourds à l’heure où une révolution dans nos manières de nous déplacer et d’aménager le territoire est une impérieuse nécessité. L’autorité Environnementale ne s’y trompe d’ailleurs pas puisqu’elle a rendu un avis à charge sur le projet

Pour faire entendre votre voix, nous vous invitons à participer à cette enquête publique, qui se clôture le 31 mars. Pour ce faire, envoyer votre réponse à pref-observations-enquetes-publiques@doubs.gouv.fr (objet à rappeler obligatoirement : RN57 Besançon). L’ensemble des documents de l’enquête est disponible sur ce lien.

camion-micropolis-rn-57-001-1200x766 Les milliers de poids lourds qui transitent par notre ville pour ne pas payer l’autoroute n’ont pas de soucis à se faire, les aménageurs prévoient de leur construire un jolie parking au pied du site classé de la colline de la Roche d’Or ! source photo : macommune.info

Pour les plus pressés, voici un résumé (non exhaustif) des arguments en défaveur de ce projet que vous pouvez faire valoir dans votre réponse à l’enquête publique :

– Favorisant l’usage de la voiture individuelle, il va à l’encontre des engagements pris pour réduire nos émissions et les pollutions altérant la qualité de l’air.

– Il encourage l’étalement urbain.

– Il prétend fluidifier le trafic alors qu’il est avéré depuis des décennies que toute fluidification par agrandissement des voies n’a qu’un effet ponctuel car le trafic est amplifié par appel d’air et les encombrements reviennent au bout de quelques années. C’est ce que les géographes appellent le « trafic induit”. Or, sur ce projet, aucune étude sur le trafic induit n’a été menée.

– Il constitue une « autoroute urbaine » qui coupe encore davantage le quartier Planoise de la ville centre et qui constitue également une frontière quasi-infranchissable pour la faune sauvage.

– Le coût des travaux est largement sous-estimé et la participation des collectivités locales va assécher leur capacité d’emprunt (d’autant que l’envolée du prix des matériaux risque fortement de rendre le coût de ce projet incontrôlable). Savez-vous qu’avec ce budget, qui concerne 3 km, il serait possible de construire un réseau cyclable de 130 km?

– Aucun scénario alternatif n’a été envisagé (halte ferroviaire, plans de déplacement d’entreprise etc), donc les utilisateurs pendulaires qui font le voyage matin et soir resteront prisonniers du seul choix de la voiture et du prix croissant du carburant. Ce modèle reste celui des années 70.
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