Haie d’honneur : la suite !

haie d'honneur cycliste

Très belle mobilisation ce 15 septembre 2016 à l’entrée du conseil municipal de rentrée. L’AVB remercie les 65 cyclistes qui sont venus saluer les élus bisontins, afin de les interpeller sur les bienfaits d’une politique « modes doux » de grande ampleur (voirie libérée pour des transports publics efficaces et moins de congestions, moins de bruit, air pur, création d’emplois locaux).

En prenant pour exemple de nos désaccord la rue du Général Sarrail, le Maire nous a gratifié d’un discours que seuls les gens proches de la porte ont pu entendre :

En guise d’introduction, il s’est dit très content de voir des cyclistes souriants ! Puis il est entré dans le vif du sujet : dès que c’est possible, il peut accéder à nos demandes. Mais en tant que Maire il doit être sensible à l’équilibre et il est hors de question de « rendre le centre-ville inhabitable » en supprimant des places de stationnement ou des voies d’accès (automobiles, NDLR).
Puis, il a cité de manière erronée le CEREMA (centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) en affirmant : « d’après un rapport de la Cerema, la rue Sarrail est en zone 20, c’est-à-dire, une zone sereine entre les voitures et les cyclistes. » Fort de ce constat, il nous a affirmé que la rue serait refaite telle qu’elle : 3 lignes de voitures, dont une de stationnement. Point.
Enfin, il a conclu en se disant ouvert au dialogue et s’est voulu rassurant : il n’a rien contre les vélos puisqu’il en fait lui aussi, « mais plutôt le Dimanche » !

L’AVB se réjouit de l’ouverture au dialogue et va donc solliciter dès la semaine prochaine une réunion avec les services municipaux pour leur faire part de deux remarques fondamentales avant que ceux-ci ne prennent une décision précipitée :

1 – Où est le partage quand 0 cm² sont dévolus aux cyclistes rue Sarrail ? Car c’est un fait, cette rue est saturée de voitures et il est presque impossible d’y circuler à vélo sans monter sur les trottoirs (ce qui est interdit).

2 – Le CEREMA et l’article R110-2 du Code de la Route définissent la zone de rencontre et concluent ainsi : « Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable.« . Or, pour le cas de la rue Sarrail, seule la première partie de la définition est respectée. Elle ne peut donc pas être considérée comme une zone sereine entre voitures et cyclistes, contrairement à ce que nous affirme ici Jean-Louis Fousseret. Une zone de rencontre implique bien plus qu’un simple panneau d’après ce texte de loi.

En bref, on lâche rien !

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