Îlot Pasteur : là aussi, c’est le chantier.

Nous vous invitons à regarder ce reportage de France 3 Franche-Comté.

Pourquoi aborder le sujet de l’Îlot Pasteur sur ce site, alors qu’il n’y a pas de rapport direct avec le vélo ?

Parce si notre action se limite à la promotion du vélo, elle se fait dans une perspective plus globale : celle d’obtenir une ville vivable et agréable, moins polluée, et dans laquelle tout le monde pourrait vivre et se déplacer agréablement et comme il le souhaite.

Or, ce qui se passe actuellement autour du chantier de l’Îlot Pasteur est exactement l’inverse : de tels tirs de mines n’ont rien à faire dans un centre-ville historique classé. Le patrimoine alentour est en danger, tout comme la santé des riverains.

Et pourquoi ?

Non pas simplement pour construire un centre commercial, comme on le croit un peu vite, mais pour construire le parking souterrain géant qui se trouvera sous ce centre commercial.

À l’heure où l’agglomération construit un tramway, fort onéreux, et où quelques élus et techniciens de la ville font leur possible pour favoriser les déplacements à vélo, un projet d’aspirateur à bagnoles d’un autre âge est en train de voir le jour, au cœur d’une zone qui jusqu’ici commençait à respirer.

Où est la cohérence ?

Ce contenu a été publié dans Articles / Actualités, Pas encore publié dans le Rayon, Ville de Besançon. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

9 réponses à Îlot Pasteur : là aussi, c’est le chantier.

  1. saepho dit :

    La cohérence ?
    Que les personnes qui viennent des villages alentours et qui sont limités pour les déplacement puissent se garés facilement.
    Quand vous avez un rendez-vous à 14h, que vous sortez à 14h15 ,et que vous devez ensuite attendre 16h30 un bus pour rentrer chez vous à 17h, alors qu’en voiture, à 14h45, vous êtes rentré, on peut comprendre qu’un certain nombre de personnes puissent être intéressés par la voiture pour s’occuper de faire ensuite bon nombre d’occupations !

    • Adrien dit :

      Il faut voir les choses de façon plus globale. Ta vision est très partielle.

      Tu décris un problème qui est réel, mais estime que ce projet de parking absurde en constitue la solution, alors qu’il ne fait que l’aggraver. C’est démontré depuis longtemps : toute politique favorisant la voiture ne fait qu’aggraver la congestion des villes et, au final, c’est la population qui en fait les frais (y compris les automobilistes, avec les bouchons).

      Si le bus n’est pas satisfaisant pour rentrer rapidement chez toi, alors c’est la preuve que de l’argent doit être investi pour améliorer l’offre de bus ! Pas pour creuser un parking !

      Par ailleurs, si vraiment tu n’as pas d’autre choix que de venir en voiture, il existe déjà une offre de parkings largement suffisante aux abords du centre-ville : Mairie et Marché-Beaux-Arts ne sont jamais pleins, et sont très proches de l’Îlot Pasteur.

      • saepho dit :

        D’accord avec toi que le problème est inversé.
        D’ailleurs, c’est parce qu’il y a eu plus d’offres de bus ces 10 dernières années que le nombre d’utilisateurs a augmenté, comme pour des villages comme Saone ou Montfaucon.
        Et il est dommage que cette politique volontariste n’est pas continué, faute de moyens je suppose, car les résultats étaient là.
        Par contre, le parking Marché-beaux arts est quasiment toujours complet quand j’y vais…

        • Adrien dit :

          Pour la politique volontariste concernant le bus, c’est toujours difficile : il est difficile de mettre beaucoup de bus aux heures creuses. Ma réponse était un peu schématique sur ce point. Je voulais juste souligner que, dans tous les cas, la solution n’est pas d’aspirer les voitures.

          Pour le parking MBA, je me suis peut-être un peu avancé. Mais il reste celui de la mairie. Je ne pense pas qu’il soit plein. Chamars, dans sa partie gratuite, est toujours plein (et encore pire aujourd’hui avec ce qu’il en reste) du fait de la gratuité, mais je pense que là où c’est payant on trouve toujours des places.

          En fait, si j’étais à la place d’un habitant de Morre, je viendrais en voiture jusqu’à l’entrée de la ville et je continuerais à vélo. Comme il me semble qu’à Rivotte, tout est payant, j’irais traverser le pont de Bregille pour me poser sur le parking de la Rodia. Là, il y a de la place, et à vélo on est au centre ville en deux coups de pédale par la passerelle et la Cité des Arts.

          Je ne gagnerais pas forcément, en faisant ça, beaucoup de temps sur mon trajet domicile -> destination, mais j’aurais au moins deux avantages :
          – la possibilité de laisser mon véhicule gratuitement, donc aussi longtemps que je veux, là où je l’ai mis.
          – la possibilité, du fait du vélo, d’aller où je veux en ville, en toute liberté et rapidement, pouvant enchaîner ainsi plusieurs rendez-vous, faires des courses, etc.

          Et un avantage pour les autres : mon véhicule ne viendrait pas polluer la ville, ou sur l’itinéraire le plus court possible (Rivotte / pont de Bregille / Rodia, et le même au retour).

  2. saepho dit :

    Ah oui, c’est une très bonne idée.
    Mais n’oublions pas que 90% des gens sont fainéant et procrastinateurs, et c’est là le gros problème.
    PS: je me mets malheureusement aussi dans le lot, même si j’essaie de me soigner 😀

  3. Jean-Pierre Cattelain dit :

    Il y a effectivement contradiction flagrante entre la volonté affichée de privilégier les transports en commun, le vélo, l’autopartage…, et la poursuite, par inertie administrative et mentale, de la politique qui consiste en pratique, à faciliter la circulation et le garage de voitures individuelles.
    Toute construction nouvelle ou rénovation importante, à Besançon, doit s’accompagner, sous peine de devoir verser des compensations financières, de l’aménagement d’un quota de places de parking ou garages, calculé sur le nombre de lots. Y a-t-il vraiment volonté politique de remettre en cause cette obligation, née de l’enthousiasme pour la bagnole dans les Trente Glorieuses? Je n’en ai guère vu de signe du côté de la Municipalité.

    • Adrien dit :

      Il me semblait que cette obligation était plutôt récente et avait pour objectif de limiter le stationnement de véhicules sur l’espace public, avec les problèmes qu’il génère.

      Exemple : il y a un certain nombre de rues, comme la rue de Belfort, où il faudrait supprimer le stationnement pour réaliser des bandes cyclables. Mais les élus n’ont pas le courage de le faire, de peur de brusquer les électeurs.

      Je pense que la problématique n’est pas la même entre les parkings souterrains qui sont des aspirateurs pour les bagnoles venues de l’extérieur, et le fait de permettre aux habitants de stationner leur propre véhicule chez eux, chose qu’ils essaieront toujours de faire.

  4. Guilleminot dit :

    Chers amis,
    Je remarque que l’avenue Edgard Faure a été dotée de deux larges trottoirs là ou le passage de piétons est très rare. Rien pour le vélo dont la probabilité de passer par là est plus grande que pour le piéton selon mes observations.
    Etant donné le coût d’un trottoir par rapport à un voie cyclable, je réfléchis depuis des mois aux raisons qui ont fait préférer le premier au second.
    J’aime bien l’expression « aspirateur à voitures ». Je vous ai déjà signalé l’aspirateur du fort Griffon. Le trou est maintenant impressionnant et participe honorablement à la démentielle oeuvre de destruction initiée par notre municipalité de gauche rose, rouge et verte et verte tout court.
    Je vous trouve très gentils et réservés dans vos propos. Bravo pour votre maîtrise car je n’ai pas votre réserve salutaire dans mes pensées ni dans mes propos. Besançon s’adapte à l’automobile 40 ans après que le président Pompidou ait lancé son fameux projet et au moment où les dégâts causés par ce projet se font sentir de plus en plus durement sur notre santé et notre qualité de vie. C’est pour ici, pour ailleurs, c’est Bagdad, Sirte ou delta du Niger. Au choix.
    Christian

    PS : savez-vous pourquoi Conh Bendit n’est pas écologiste en Allemagne ?
    En France les écolos font du fric tandis qu’en Allemagne, il lui faudrait bosser pour et dans les espaces verts, protéger la faune, installer des panneaux solaires… 😉

    • Adrien dit :

      Je ne dirai rien concernant votre opinion politique sur les écologistes car notre association est censée rester neutre politiquement. Mais par souci d’honnêteté, je me dois tout de même de préciser que l’élu Vert en charge (entre autres) du vélo a tout compris aux problématiques que nous défendons. Mais la politique municipale est le fait de plusieurs élus, de plusieurs partis…

      Après, c’est clair que qui a été fait avenue Edgar Faure est anormal (et même totalement hors la loi). Malheureusement, les bénévoles de l’association n’ont pas le temps ni les compétences nécessaires pour faire le nécessaire (action en justice) pour que la loi soit respectée.

      PS : concernant le parking à Griffon, on l’a découvert en passant devant le chantier, mais je ne me souviens pas d’un message de votre part sur ce sujet.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.