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Vendredi 27 mars dernier, le nouveau conseil municipal de Besançon, issu du scrutin du 22 mars, a procédé à l’élection du maire de la commune.
En principe le Maire de Besançon deviendra, le lundi 20 avril prochain, également Président de la communauté urbaine du Grand Besançon.
Grand Besançon Métropole intervient dans de nombreux domaines d’actions publiques sur son territoire, dont celui du « Transport et déplacements ».
C’est cette compétence « Mobilités » qui nous intéresse au 1er plan et nous espérons pouvoir continuer à travailler pour les 7 ans à venir au développement de la pratique du vélo comme alternative à la voiture.
Nous sommes apartisans et nous poursuivrons notre démarche d’intérêt général avec Grand Besançon Métropole, la Ville de Besançon et les autres municipalités élues.
Pour nous, cela reste un enjeu de taille, car même s’il y a eu des avancées conséquentes entre 2020 et 2025 pour améliorer la pratique du vélo au quotidien, beaucoup reste encore à faire, à construire et à imaginer.
Cependant des déclarations de Ludovic Fagaut pendant la campagne électorale, des éléments de son programme, notamment ceux relatifs à la réouverture aux automobiles du Pont de la République, nous font craindre un avenir incertain pour le développement et l’amélioration du réseau cyclable.
Précisément, concernant le pont de la République, nous ne pourrons pas accepter ce retour en arrière et si un tel projet s’avérait non conforme à la législation en vigueur et à la jurisprudence, nous serons vigilants au respect des règles de droit.
D’ailleurs, le fait d’avoir annoncer cette réouverture n’est-il pas prématuré, voire trop hasardeux, avant même d’avoir travaillé et communiqué sur un nouveau plan de circulation, à l’échelle de Besançon et de la communauté urbaine ?
Comment faire « cohabiter sereinement sur ce pont tous les usages : piétons, cyclistes, automobilistes, tram et bus » ?
N’est-ce pas en totale contradiction avec l’engagement de vouloir « développer et améliorer le réseau de pistes cyclables sécurisées et isolées, physiquement séparé de la circulation des voitures et des piétons » ?
Cette séparation des usages existe déjà sur le pont de la République, sans la voiture : elle est plébiscitée par les cyclistes, les piétons et les PMR, ces citoyens les plus vulnérables, que « « Besançon ville paisible » humaniste, veut protéger, pour faciliter la vie et les déplacements. »
Car effectivement « la sécurité pour ces usagers est la première des libertés », comme le répète à l’envi Ludovic Fagaut.
Alors pourquoi ce retour en arrière ?
Dans ce sens, une modification de la voirie sur le pont de la République, en faveur de la voiture et au détriment des vélos, serait une régression, venant contredire les objectifs de réduction des inégalités territoriales et de transition écologique, tels que voulus par la loi LOM promouvant les mobilités actives et durables.
Enfin, l’avenir du pont de la République appartiendrait-il à une idéologie surannée et rétrograde, qui en exigeant une réouverture aux voitures, modifiant ainsi un aménagement récent, de moins de 5 ans, engagerait de nouvelles dépenses publiques, à un moment où les finances de l’État, grand subventionneur des collectivités territoriales et des intercommunalités, atteignent des fosses abyssales ?
Nous avons repris tous ces arguments dans un courrier adressé au maire de Besançon le 4 avril dernier.
A suivre donc et nous ne manquerons pas de vous tenir informés-ées.


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