Cédez-le-passage cyclistes aux feux à Besançon : nous sommes très satisfaits

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Ils ont poussé il y a un mois comme des champignons. En une semaine, il y en avait partout !

Quoi ?

Les cédez-le-passage cyclistes aux feux.

Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un panneau qui autorise les cyclistes à passer alors que le feu est rouge pour la circulation générale, sous quelques conditions :
céder le passage aux piétons qui traversent.
céder le passage aux véhicules qui arrivent de la gauche.
aller dans la direction indiquée par la flèche sur le panneau. Si vous souhaitez aller dans une autre direction, alors c’est le feu normal qui s’applique.

Pourquoi ?

Au bout de quelques mois (semaines ? jours ? heures ?) de vélo en ville, toute personne un minimum attentive aura remarqué que, lorsqu’on veut tourner à droite à un carrefour, on attend souvent au feu rouge pour rien, car aucun véhicule ne vient croiser notre trajectoire. Il en est de même quand on va tout droit à certains carrefours en ‘T’, comme il en existe plusieurs rue de Dole. C’est particulièrement criant lorsqu’une bande cyclable existe.

Par conséquent, les associations de cyclistes ont demandé depuis très longtemps que la signalisation soit adaptée afin de permettre aux cyclistes de bénéficier d’une possibilité légale de passer dans ces cas. Chose plus sensée que d’imposer l’arrêt au rouge même quand ça ne sert à rien, sans jamais sanctionner ou presque les manquements à cette règle.

Quand ?

Toujours à la pointe en France quand on parle de vélo, Strasbourg a lancé l’expérimentation il y a maintenant de nombreuses années. Cette ville fut suivie par Nantes et Bordeaux.

Puis, alors que Besançon souhaitait rejoindre le peloton de tête des villes expérimentales, l’article 18 du décret du 12 novembre 2010 du ministère de l’Environnement et des Transports a légalisé ce dispositif, permettant ainsi de le généraliser sans passer désormais par une phase expérimentale…

Une bonne nouvelle ? Certes… Mais il a fallu attendre ensuite le 12 janvier 2012, soit plus d’un an, pour que la signalisation adéquate soit définie ! Ça fait beaucoup pour élaborer un feu et un panneau… ou plutôt reprendre ceux qui l’avaient été lors des phases expérimentales… Les mauvaises langues diront que le gouvernement de l’époque souhaitait délibérément attendre pour incorporer ça dans un plan national vélo dans lequel il ne savait pas quoi mettre faute d’ambition politique…

Ceci étant fait, il était désormais possible à la ville de Besançon, comme aux autres, de mettre en place le dispositif.

Précisons que possible ne signifie pas obligatoire, et qu’on aurait très bien pu décider de n’en mettre qu’au centre-ville, ou à quelques carrefours, ou encore pas du tout après l’expérience de la mise en place des double-sens cyclables (obligatoire, elle), suivie de nombreux courriers de protestation de la part de concitoyens n’ayant pas compris l’intérêt de la chose.

Nous avons donc discuté du sujet lors d’une réunion avec le service voirie. Ou plutôt de quelques réunions, car il fallait un peu de temps aux élus et aux techniciens pour prendre une décision : comment mettre cela en place et en expliquer l’intérêt pour les cyclistes sans lancer une vague d’incompréhension de la part des autres usagers ?

Puis, est arrivé, début 2013, le moment où on a dit « On y va ! ».

Comment ?

Là, nous nous devons d’indiquer que la concertation a été exemplaire, puisqu’on nous a permis, grâce à des documents et une réunion de travail spécifique, d’exprimer nos priorités pour en tenir compte lors de la mise en place. Peu de temps après la sortie du plan des pistes cyclables, avec une concertation que nous avions jugée insuffisante, cela était plus que bienvenu.

La suite est simple : décision des secteurs à équiper, commande des panneaux, planification du travail par des agents déjà bien sollicités par qui-vous-savez, et voici nos panneaux installés à la rentrée.

Conclusion :

Au final, le délai, sans être exceptionnel, aura été très raisonnable compte-tenu des délais habituels dans l’administration et l’aménagement en France.

Certes, quelques villes (dont Montbéliard) sont allées un peu plus vite, mais pas forcément avec le même nombre de carrefours. Chez nous, il s’agit d’une quasi-généralisation du principe sur le centre-ville et d’importants secteurs alentours (rues de Belfort et Dole, gare, Cras…), en attendant une extension sur une zone plus vaste.

Nous avons donc toutes les raisons d’être satisfaits de ce dossier.

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