Auteur/autrice : AVB

  • Conférence : Pourquoi l’automobile pose problème ? (F.Héran)

    Ce mardi 2 avril 2024 le laboratoire de géographie ThéMA a organisé, en collaboration avec des associations faisant partie du collectif RN+5,7°, une conférence animée par Frédéric Héran sur la question de la mobilité de demain dans le Grand Besançon. F.Héran est un urbaniste et économiste des transports intervenant fréquemment dans les médias nationaux pour parler de transition dans la mobilité. Environ 110 personnes ont assisté à la conférence dont plusieurs élues de Besançon et du Grand Besançon Métropole.

    Photo de la conférence où F.Héran présente un diaporama.

    Le fil directeur tenu par le conférencier est explicite : pourquoi la voiture pose problème ? Cette question a été mis en écho notamment à la question du doublement de la RN 57 entre Beure et Amitié, projet que l’AVB et autres associations du collectif RN+5,7° contestent en justice. Voir nos billets en opposition à ce sujet depuis 2019.

    F.Héran a également mis en lumière les nombreux problèmes que pose la voiture en insistant particulièrement sur l’empreinte matière de l’automobile, insoutenable dans un avenir proche.

    La voiture : 96 % du temps immoblie, 92 % de masse morte, 97 % de masse immobilisée (30 t de matière pour le déplacement de 110 kg).

    A aussi été fait la démonstration de cette fuite en avant que constitue l’idée des aménagements pour « gagner du temps » ; Alors qu’en 40 ans nous mettons en moyenne exactement le même temps à nous déplacer (1 h environ), les distances ont quant à elles été multipliées par 10.

    Une autre partie a porté sur le concept de trafic induit dont il a minutieusement détaillé le mécanisme. Cette notion se résume très simplement de la manière suivante : plus le trafic est fluide, plus il y aura de trafic… Jusqu’à atteindre la saturation décrite par Jevon. Autrement dit l’élargissement des routes, évoqué comme solution pour fluidifier le trafic, est une fausse solution. Elle n’est que temporaire. Rapidement, le trafic augmente et les niveaux de congestion redeviennent semblables au bout de quelques années. Ce concept est illustré par d’innombrables cas à travers la planète notamment aux États-Unis où le phénomène est observé sur des sections à plus de 20 voies ! Mais qui sait, peut-être la situation s’améliorerait à la 21e ? Le trafic induit est malheureusement trop peu pris en compte par les études préalables aux aménagements : il n’apparait notamment pas dans l’étude concernant le doublement de la RN57, comme l’avait signalé l’autorité environnementale dans son compte rendu.

    À l’image des étapes du deuil, F.Héran décrit 5 étapes suivant la création d’une route :

    1. Le report temporel. La capacité plus importante concentre à nouveau le pic de trafic à l’heure de pointe ;
    2. Le report spatial. Les axes parallèles sont délaissés car relativement plus encombrés ;
    3. Le report modal. Comparativement moins rapides, les personnes utilisant d’autres moyens de transports se reportent sur l’automobile ;
    4. L’augmentation de la fréquence des déplacements. L’offre plus importante crée une demande plus importante, on facilite le déjeuner chez soi, le crochet vers la zone commerciale, la visite des proches…
    5. Le changement d’itinéraires. Le temps de trajet supplémentaire offert est utilisé pour se déplacer plus loin, ce qui ne manque pas d’alimenter l’étalement urbain et ultimement l’artificialisation des sols.

    Des solutions existent pour réduire la place de la voiture en ville, des vraies comme des moins vraies. Hélas pour les automobilistes, les solutions qui marchent sont évidemment celles qui limitent la circulation automobile, qui « rendent la voiture moins efficace ». Parmi les mesures inefficaces mais populaires en voici quelques unes, vous en reconnaitrez certainement tant elles occupent les responsables politiques cherchant à tout prix à ne pas froisser les automobilistes :

    1. Les parcs relais, favorisant l’étalement urbain et ne créant ultimement qu’un appel à l’usage de la voiture sur des axes temporairement fluidifiés ;
    2. Les vélos en libre-service, ayant un public principalement occasionnel ;
    3. Le télétravail, favorisant également l’allongement domicile-travail ;
    4. Certaines pistes cyclables, celles qui « ne prennent pas de place à la voiture », ou qui n’ont pas de traitement sécurisé des traversées ;
    5. Certaines lignes de bus à haut niveau de service, qui ne sont pas en site propre et n’ont pas de priorité aux feux.

    Sans surprise, les mesures les plus efficaces sont celles qui sont les plus sensibles, les plus impopulaires… dans un premier temps. Elles finissent par remporter l’adhésion lorsque la démonstration de tout ce qui est gagné en absence de voiture devient visible, mesurable. Parmi elles :

    1. Le péage urbain. « Double dividende » réduisant le trafic et générant une recette, potentialisée si elle finance les alternatives à la voiture ;
    2. Le stationnement payant. L’espace public a un coût de gestion, il paraît naturel que de limiter son occupation par un objet immobile pour les usages nécessaires;
    3. Les limitations de vitesse. On compte en France 200 villes à 30 km/h, seuil au-delà duquel les nuisances du trafic augmentent de manière exponentielle ;
    4. La réduction de la capacité routière via la suppression de files de circulations.
    5. La complication de la circulation. Fermer des rues au transit permet à la fois de rendre la voiture moins intéressante au profit d’autres modes de déplacement ;
    6. La limitation du stationnement ;
    7. Le développement du tramway ;
    8. Le développement de pistes cyclables (en remplacement des files de circulation) ;
    9. Les voies de bus en site propre ;
    10. Les voies de covoiturage divisant le nombre de voitures en circulation.

    Voilà un aperçu de ce que nous avons entendu hier soir. Pour avoir le diaporama de la conférence, contactez-nous. F.Héran, enseignant-chercheur, partant du principe que ce travail est « payé par nos impôts » nous autorise à diffuser ses supports, avec pour seule condition, la nécessité de le citer si on utilise son travail.

    Cette conférence a été précédée d’une conférence de presse ayant fait l’objet d’articles par l’Est Républicain, Ma Commune, et France 3.

  • Hello ActivityPub

    Bonjour le Fediverse, ceci est un premier billet de test en direct de notre blog officiel.

  • Vélorution des enfants

    Vélorution des enfants (et des grands enfants) : Rendons leur la ville !

    « Une ville réellement cyclable est une ville où vous n’auriez pas peur de laisser votre enfant de 12 ans se rendre en vélo au collège », telle est notre mantra, le mètre-étalon qui permet de juger de la qualité des aménagements cyclables d’une ville.

    A Besançon et dans le Grand Besançon, ce n’est, hélas, toujours pas le cas.

    Samedi 3 Juin, l’Association Vélo Besançon (AVB) invite tous les bisontines et les bisontins, de toutes tailles et de tous âges à venir participer à une Vélorution des enfants (et des grands enfants) à travers la ville afin de faire entendre, dans la joie et la bonne humeur, le besoin d’aménagements cyclables dans notre agglomération.

    Rendez-vous au parc Micaud dès 10h30 pour un petit atelier de customisation des vélos, départ en musique à 11h pour un parcours facile d’une petite heure dans la ville.

    Pique-nique partagé à la gare d’eau à l’issue de la vélorution.

    Fanion, guirlande, musique, tout est permis !

    Pour cette « manif à vélo », l’accent est mis sur les enfants, sur la place qui leur est accordée dans la ville, place très étriquée, limitée par l’énorme emprise de l’automobile sur l’espace publique.

    Cette limitation dans la mobilité autonome ou accompagnée des enfants et des jeunes, est hautement problématique pour plusieurs raisons :

    – elle décourage la pratique du vélo ou de la marche et contribue ainsi à une plus grande sédentarité, risque majeur de santé dénoncé par de nombreux articles scientifiques et pointé clairement dans le dernier plan vélo-marche publié par l’exécutif ce mois-ci.

    – elle n’encourage pas la prise d’autonomie des enfants et des jeunes. Ainsi, un rapport britannique note que les enfants, en 4 générations, sont passés d’un terrain d’expérimentation de 9km autour de chez eux à 300 mètres. Les enfants ne peuvent quasiment plus se déplacer seuls, même sur de petits trajets. L’emprise automobile n’est pas la seule raison à même d’expliquer ce phénomène mais c’est la première cause invoquée par les parents.

    – elle incite à prendre davantage la voiture pour effectuer des petits trajets d’accompagnement et densifie de fait la circulation.

    Des progrès sont constatés dans notre ville et dans le GBM, les budgets consacrés aux aménagements sont plus conséquents et certains tronçons sont véritablement sécurisés mais le plan reste trop timide et trop lent au regard des changements immenses réclamés par l’urgence climatique.

    L’AVB redit avec force qu’il faut :

    • multiplier les aménagements de mobilité douce, en continu et de façon sécurisée pour permettre une pratique quotidienne de tous les publics
    • limiter la place de la voiture en ville et dans l’agglomération pour les raisons invoquées plus haut mais aussi, et peut-être surtout, pour répondre à la menace climatique.
    • Sécuriser les entrées et sorties d’école en développant des rues aux écoles avec une limitation de la circulation pour encourager la marche et le vélo.
    • Promouvoir une culture vélo en formant les enfants à la conduite en sécurité
  • Rapport d’activités 2022 et perspectives pour 2023

    Concertation sur les nouveaux projets d’aménagements cyclables

    Rédaction d’articles sur les aménagements terminés en 2022 :

    Nouvelle liaison Micropolis – Châteaufarine (disponible sur ce lien)

    Pont de la République (disponible sur ce lien)

    Liaison cyclable Devecey – Collège de Châtillon-le-Duc (disponible sur ce lien)

    Liaison Montferrand le Château – La Belle Etoile 
    Rue de l’Epitaphe
    Liaison modes doux Tallenay – Châtillon-le-Duc

    Concertation sur les aménagements en projet :

    Nous avons été concertés sur les projets d’aménagement suivants et attendons de savoir si nos remarques seront prises en compte :

    • A Besançon : rue de la Cassotte, haut de la rue Denis Papin et jonction avec la rue Madeleine Brès (zone Château Galland), rue de Dole, place Georges Risler, rue Gambetta, place de la Bascule/rue de la Concorde
    • A Ecole-Valentin : rue d’Epinal, rue de l’Amitié, pont enjambant la voie ferrée/rue du Vallon, rue de la Tuilerie.

    Six premiers mois de 2023 et perspectives :

    Rédaction d’un avis sur les pistes cyclables des rues Weiss et Trépillot (disponible sur ce lien).

    Concertation sur les aménagements à venir :

    • à Besançon : Liaison EV6 Tarragnoz – place de Tassigny, rues René Char et Aragon (ZAE Chateaufarine),
    • à Vorges et Busy : Liaison modes doux entre les 2 communes
    • à Beure : Sécurisation traversée cyclable RD683 entre la rue de la Gare et l’EV6.

    Concertation prévue, entre autre, pour le projet d’achèvement de la liaison cyclable Besançon – Pouilley les Vignes, dans sa section longeant la RD70 entre les Tilleroyes et l’entrée de Pouilley.

    Nouveau schéma cyclable de GBM

    Nous avons rencontré les élus et les services à deux reprises à ce sujet en 2022. Nos principales remarques portaient sur le manque d’ambition budgétaire, qui fait que ce schéma ne sera pas entièrement réalisé avant plus de 15 ans, et sur le manque de visibilité sur les aménagements prioritaires.

    Six premiers mois de 2023 et perspectives :

    Le schéma est en cours de validation pour les élus de GBM. En parallèle, GBM est en train de concevoir un schéma de jalonnement mais L’AVB n’est pas associée car le sujet est considéré comme trop technique par GBM.

    Plan De Mobilités de GBM

    L’AVB, en tant que membre du Conseil de Développement Participatif du Grand Besançon, collège Associations, et dans le cadre de la révision du Plan De Mobilités, a participé activement au travail de l’atelier « Amélioration de la pratique cyclable ».

    GBM a édité en mars 2023, un document de synthèse reprenant l’ensemble des contributions du Conseil de Développement Participatif.

    Le problème est que nous ne savons pas quelle suite lui a été donné, sachant que les élus communautaires s’étaient engagés, en commission ad’hoc, à examiner les propositions formulées et préciser ensuite au CDP celles qu’ils avaient décidé de retenir et d’intégrer au Plan De Mobilités.

    Nous ne savons pas non plus à quel stade en est la procédure de révision :

    Après mise au point du PDM, le projet doit être approuvé en séance du Conseil Communautaire, puis présenté aux Personnes Publiques Associées (Etat, Conseil Départemental …), soumis ensuite à enquête publique et adopté en assemblée communautaire.

    A noter que l’AVB est membre du Comité des Partenaires et qu’elle n’a été conviée officiellement à aucune des réunions organisées par GBM (1 dernière devait se réunir en septembre 2022).

    Le PDM doit être voté avant la fin 2023.

    Vélorution des enfants

    La manifestation a eu lieu le 1 octobre. Nous avons vraiment manqué de chance avec la météo : une grosse pluie juste avant le départ, du froid et du vent pendant la manifestation !

    Une soixantaine de cyclistes courageux pour vélorutionner avec nous, dont une bonne partie d’enfants, étaient tout de même présents pour revendiquer une meilleure prise en considération de la place des enfants dans la ville. Nous avons été accueilli par le festival du Bitume et des Plumes pour l’arrivée de la manifestation. 

    Six premiers mois de 2023 et perspectives :

    En 2022 nous avions prévu de réaliser une action devant une école à l’heure de l’entrée des élèves et d’organiser une conférence avec un témoignage d’un technicien de Strasbourg ayant aménagé une rue aux enfants. Malheureusement, ces projets n’ont pas abouti, essentiellement par manque de temps de bénévole. Ils ont donc été reportés à plus tard.

    Par ailleurs, nous avons publié un article début 2023 pour partager notre déception suite aux annonces de la Ville de Besançon concernant l’apaisement des rues aux entrées et sorties d’écoles.

    Projection du film Together We Cycle, suivie d’un
    débat avec Sébastien Marrec

    Nous avons organisé une projection du film « Together we cycle » au cinéma Victor Hugo le 13 Octobre. Le film explique comment les Néerlandais ont transformé leur pays en faisant émerger une véritable culture du vélo. S’en est suivi d’une présentation-débat avec Sébastien Marrec, doctorant en urbanisme et aménagement à l’université Rennes 2. Cet événement a rencontré un beau succès, le public était au rendez-vous.

    Participation à l’enquête publique sur la mise à 2X2 voie de la RN57 entre Beure et Micropolis avec le collectif RN+5,7°

    L’AVB, avec le collectif RN+5,7°, a contribué à la rédaction d’une réponse très complète à cette enquête publique. Elle est disponible sur ce lien et contient un développement de tous les arguments qui justifient notre opposition farouche à ce projet. 

    Six premiers mois de 2023 et perspectives :

    Le collectif RN+5,7° a décidé de contester en justice la Déclaration d’Utilité Publique publiée par le préfet en début d’année. Notre avocate est en train de rédiger la requête introductive qui entamera la procédure. La diffusion d’une cagnotte en ligne est prévue pour contribuer au paiement des frais d’avocat.

    Rassemblement devant le tribunal suite à notre recours contre les arrêts et stationnements sur trottoirs et voies cyclables

    Pour rappel, nous avons déposé en septembre 2020, conjointement avec l’association Trottoirs Libres, un recours au Tribunal Administratif contre ce qui nous est apparu comme une carence fautive de la Ville de Besançon dans la lutte contre les arrêts et stationnements sur trottoirs et voies cyclables.

    A l’occasion de l’audience au Tribunal Administratif de Besançon, qui a eu lieu le 24 février 2022, nous avons appelé nos sympathisants à se rassembler devant le tribunal.

    Notre requête ayant été rejeté, nous avons décidé de faire appel.

    Six premiers mois de 2023 et perspectives :

    La procédure d’appel est en cours. L’audience aura sans doute lieu début 2024.

    Participation aux activités de l’AF3V

    L’AVB est adhérente depuis de nombreuses années à l’AF3V, qui est l’Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes.

    L’AF3V agit pour la réalisation d’un réseau ambitieux de véloroutes et de voies vertes au bénéfice de la transition écologique, de l’inclusion sociale et de la santé. Elle représente les usagers des véloroutes et voies vertes auprès des pouvoirs publics. Elle assure la promotion du réseau de voies vertes et s’appuie sur le travail des délégués départementaux et sur les témoignages des adhérents.

    Le délégué départemental de l’association a changé au début de l’année 2022.

    André Racine succède ainsi à Adrien Caillot, qui assurait la fonction depuis 2013 et qui reste cependant suppléant.

    L’association a élaboré, en lien avec IGN, une carte nationale de ces véloroutes et voies vertes, qu’elle met à jour régulièrement. André et Adrien ont contribué à l’actualisation de cette carte au plan local.

    L’association a rencontré dans le courant de l’année 2022, des élus locaux et techniciens de l’Etat ou du Département pour connaître les projets de liaisons cyclables interurbaines.

    Participation à la création d’un réseau régional FUB pour la Bourgogne Franche-Comté

    Suite à une rencontre organisée par la FUB à Dijon au mois de décembre 2022, nous sommes 20 associations d’usagers du vélo de Bourgogne-Franche Comté qui œuvrons pour la création d’un collectif pour mieux se faire connaître, avoir un nom et un poids vis-à-vis des collectivités territoriales et institutions.


    L’intérêt de ce collectif est d’être une force associative régionale qui se décline au niveau départemental, afin de :
    – Apporter nos expériences,
    – Participer à un maillage régional des voies cyclables,
    – Se donner la possibilité de répondre à des appels à projets régionaux en mutualisant nos ressources.
    Le collectif a déjà sollicité la Région afin de participer à la révision du plan vélo régional engagé depuis peu.

    Six premiers mois de 2023 et perspectives :

    Le samedi 10 juin prochain, nous nous réunissons à Besançon, avec pour objectif de finaliser le statut du collectif, fixer des objectifs, déterminer les ressources (financières et humaines), élaborer une plaquette de présentation.

    Carte des petits passages et autres raccourcis

    Nous avons créé une carte de ces petits passages parfois méconnus des cyclistes mais pour certains bien pratiques. Elle est disponible sur ce lien.

    Vie associative et représentativité

    Lors de la dernière AG du 22 juin 2022, Hugo Lallement a quitté le CA et Anthony Lecomte a été élu, il rejoint donc dans le conseil d’administration Estelle Colin, Thomas Henry, Aline Vieille, André Racine, Antoine Sion, Romain Pannetier et Fabrice Guyon.

    L’AVB compte, au 6 mai 2023, 35 adhérents à jour de cotisation, 1 500 personnes suivent les actualités facebook et 566 sont abonnés à la lettre d’informations (avec un taux d’ouverture moyen de 36%).