La véloroute EuroVélo 6 à Besançon et dans le Doubs

19 juin 1997 : Après des années de combats, les Franc-Comtois obtiennent enfin l’abandon du canal à grand gabarit, projet dément qui envisageait de bétonner la vallée du Doubs pour y faire circuler de gros bateaux…

L’AUB (nom de notre association, à l’époque), dont plusieurs membres actifs étaient engagés dans la lutte anti-canal, propose alors de faire circuler sur cette liaison, non pas des bateaux mais des cyclistes, grâce à un tracé empruntant en majorité les anciens chemins de halage, dont une bonne partie était toujours visibles, voire praticables à VTT. Ce tracé s’insère dans le projet d’itinéraire européen baptisé « EuroVélo 6 » ou « Véloroute des fleuves », permettant de relier l’Atlantique à la Mer Noire.

 

Été 2009 : Grâce au Conseil Général, la Véloroute du Doubs permet de traverser la totalité du Département, soit en site propre, soit sur des routes à faible circulation. Elle est accessible à tout type de vélo, mais également aux rollers et aux piétons, y compris à mobilité réduite.

Il reste bien quelques points noirs, mais ils sont ponctuels et certains disparaissent au fur et à mesure des aménagements. C’est le cas, par exemple, du passage par le pont de la départementale 50 à Baume-les-Dames, remplacé dès 2010 par une très belle passerelle construite par la ville.

Le seul véritable point noir que nous sommes obligés de mentionner est le passage par Étouvans. Nous soutenons la position de VéloCité Pays de Montbéliard sur ce sujet. Mais ne laissons pas ces quelques kilomètres gâcher notre plaisir, et partons à la découverte de la Vallée du Doubs à vélo :
Cartes : 
Tracé détaillé de Saint-Vit à Colombier-Fontaine sur Google Maps, par un cycliste des environs de Besançon.
Sites :
Récits de voyages de nos adhérents : 
En 2009, Adrien Caillot et sa femme ont suivi l’Euro Vélo 6 jusqu’en Alsace. Ils sont ensuite allés à Strasbourg et à Freiburg-im-Breisgau avant de revenir jusqu’à Besançon.
En 2010, ils sont repartis dans la même direction, et ont suivi la véloroute cette fois jusqu’au lac de Constance. Le voyage s’est ensuite poursuivi jusqu’à Zürich avant un retour en train. La même année, un groupe de jeunes gens est allé jusqu’à Budapest, ainsi qu’un de nos adhérents, Régis Aymonier, accompagné de deux autres personnes.
En 2011, Adrien a refait un aller-retour à Strasbourg en trike (vélo-couché à trois roues).
En 2013, il a suivi, cette fois, la véloroute vers l’ouest jusqu’à Sully-sur-Loire avant de bifurquer vers d’autres directions (Paris, l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Allemagne).
Si vous êtes adhérent (ou simplement habitant de notre région), et souhaitez nous faire partager un récit de voyage, n’hésitez pas.

3 réponses à La véloroute EuroVélo 6 à Besançon et dans le Doubs

  1. J’ai refait le parcours Besançon Montbéliard en juin pour faire la GTJ. J’ai trouvé de nombreuses améliorations surtout du côté de Montéliard ave la passerelle de Voujeaucourt, etc… C’est dommage que vous ne donniez pas ces informations sur le site de l’AF3V. une mise à jour s’impose. En tout cas ça fait plaisir . Mes commentaires sur la vie à vélo d’Albert!
    Bravo

    • Adrien dit :

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire, et félicitations pour votre excellent reportage.

      Je suis d’accord avec vous en ce qui concerne les chicanes, qui ne sont pas très pratiques. (Quoique j’ai vu bien pire dans d’autres régions.)

      En ce qui concerne la voie verte du Lac Saint-Point, c’est un sujet assez particulier. Pour avoir testé l’endroit à vélo (en 2012, je suis allé de Besançon à Genève à travers le Haut-Doubs… donc passage par Pontarlier et le lac), je n’ai pas ressenti le besoin d’une voie verte à cet endroit. Pour un voyageur à vélo, la route actuelle est tout à fait suffisante. Les quelques véhicules ne sont pas du tout agressifs. Bien sûr, une voie verte est plus sympa pour aller avec des enfants en bas-âge, mais c’est justement pour cela qu’il existe les « journées voie verte » auxquelles les riverains sont favorables.

      Je peux tout à fait comprendre que les riverains n’aient pas envie de se voir infliger toute l’année (y compris par temps de neige, ce qui est important dans le haut) des alternats qui sont bien adaptées à la ville (exemple des bords du Doubs à Besançon) mais pas à un endroit comme celui-ci. Je pense aussi aux agriculteurs avec leurs gros tracteurs. Je suis même content de l’abandon de ce projet qui aurait contribué à faire détester les vélos.

      Bref. On a d’autres choses, ici à Besançon, à suggérer en priorité au CG pour développer le tourisme à vélo. À commencer par la liaison entre Besançon et Vesoul (lien entre l’EV6 et la véloroute du Téméraire).

      Ensuite, en ce qui concerne les améliorations du côté de Montbéliard, effectivement, ça n’a cessé de s’améliorer d’année en année. Le CG a eu l’intelligence de mettre en service et de jalonnner la véloroute sans attendre d’avoir résorbé tous les points noirs (ce qui a permis de la mettre en service rapidement), mais sans pour autant se reposer sur ses lauriers puisqu’il continue à améliorer au fur et à mesure tout ce qui le mérite.

      J’ai lu dans un document que même le passage par Étouvans (que je shunte toujours en prenant la D126) ne sera plus nécessaire car ils vont réaliser une nouvelle tranche en site propre (alors qu’au départ on nous avait annoncé Étouvans comme définitif).

      Pour ce qui est des mises à jour sur le site de l’AF3V, voyez peut-être avec l’association FUB qui est sur place : Vélocité Pays de Montbéliard. Ils sont plus près donc sûrement plus réactifs. Moi je découvre les améliorations seulement quand je pars en vacances l’été (et cette année, je suis parti vers l’ouest).

      Par ailleurs, en ce qui me concerne, je n’ai aucune intention de contribuer au site de l’AF3V. Pourquoi ? Ce site utilise une technologie qu’on peut qualifier au mieux de « bricolage », qui consiste à tracer des cartes à l’aide de Google Maps, par dessus le fond de carte de Google. Un peu comme on mettrait un coup de feutre sur une carte papier IGN. Pour un voyageur à vélo comme moi, ça n’a aucun intérêt. Je ne peux rien faire avec une telle carte, à part la regarder avant mon départ, ou la recopier à la main. Si l’informatique c’est ça, je préfère une carte papier et un feutre ! En plus, faire du bénévolat pour le géant Google ne me semble pas être le rôle de l’AF3V.

      À l’opposé, il existe le projet Open Street Map, qui est une vraie base de données géographique totalement libre. Chacun (moyennant une petite formation éventuelle) peut ajouter des données. Et c’est intégré réellement dans la base de données. Ce n’est pas un « coup de feutre » sur la carte. Cette base permet des milliers d’applications différentes. On peut citer opencyclemap.org qui reprend les données d’OSM avec des couleurs qui mettent en valeur les aménagements cyclables. Il y a aussi sur les smartphones des applications basées sur les mêmes données, qui permettent de savoir où l’on se trouve et où l’on doit aller. Par ailleurs, les données sont libres et n’appartiennent pas à Google, Microsoft ou autres…

      Ça, ça m’est utile : en voyage, j’ai mon smartphone sur le guidon, et une application qui m’affiche les itinéraires en se basant sur OSM. En plus, c’est très bien mis à jour (bien plus que le site de l’AF3V) car il y a beaucoup de contributeurs. Par conséquent, j’utilise cela, et j’y contribue également. Il faudrait refaire le site de l’AF3V pour le baser sur OSM. La plus-value apportée par l’AF3V ne serait pas les itinéraires (ce qui n’est plus le cas depuis longtemps, de toute façon : OSM est bien plus complet), mais les descriptions et reportages photos. Sous ces conditions, je contribuerais volontiers. J’ai de la matière pour cela, comme vous pouvez le voir sur mon site perso.

      Je précise que mon propos n’a pas pour but de critiquer l’AF3V dont je salue le travail. Simplement, pour moi qui suis, initialement, informaticien de formation, et, actuellement, géographe en formation, son site est un non sens.

      Bien cordialement,

      Adrien Caillot
      Président de l’Association Vélo Besançon

  2. Bonjour à tous,
    Je vous adresse mon méssage, pour avoir des conseils concernant l’euro vélo6, et plus particulièrement la liaison au départ de Montbéliard ou de Besançon pour relier le Lac de Neuchâtel, et le Lac Léman…
    je vais à partir du mois du 10 mai, entamer un périple au départ de Nantes, et remonter l’euro vélo6 jusqu’à, Besançon ou Montbéliard ou peut être jusqu’à Bale..
    Delà, je souhaite rallier le Lac de Neuchâtel puis le Lac Léman. je ne trouve pas de carte détailler de voies vertes pour faire ces liaisons…
    Avez vous des conseils à me donner…
    D’autres part je souhaite trouver le long de mon parcours au jour le jour, des personnes susceptibles de me proposer gratuitement un espace vert pour dresser ma tente, ou bien me recevoir pour la nuit…
    Un grand merci à vous… qui souhaitez me porter conseils.

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